La salle de presse « AUTISME : LE FORUM DE L'ÉCOLE DE LA CAUSE FREUDIENNE QUI BOUSCULE LA HAS »

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École de la Cause freudienne

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Des psychanalystes, psychiatres et psychologues ont participé au grand forum retransmis en direct organisé par l’École de la Cause freudienne qui visait à dénoncer les méthodes d’une institution disqualifiant la psychanalyse par idéologie sous couvert de protéger les autistes. Ce forum a dépassé depuis 17.500 vues sur YouTube.

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Un débat sociétal

L’École de la cause freudienne (ECF) a organisé le mois dernier un grand forum en visioconférence au titre volontairement incisif : « Les esbroufes de la HAS ». Totalisant à ce jour plus de 17500 vues sur la chaîne YouTube Lacan Web Télévision, cet événement a réuni des psychanalystes, des psychiatres et des psychologues d’horizons institutionnels différents. Ceux-ci ont contesté la posture de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui évalue l’ensemble des pratiques du soin psychique à l’aide d’une méthodologie inadaptée. L’audience très importante de ce forum confirme que ce débat se diffuse aussi dans la société, ce qui renvoie au contexte de crise aiguë de la santé mentale en France.

Une critique précise et éclairée des dernières recommandations sur l’autisme

Ce forum s’est attaché à l’analyse rigoureuse et documentée des dernières recommandations de la HAS sur l’autisme publiées le 12 février 2026. Les intervenants ont considéré les présupposés théoriques et les biais méthodologiques de recommandations élaborées à partir des seuls critères de l’Evidence-Based Medicine (EBM). L’ensemble des recherches d’inspiration psychanalytique sur l’autisme ont été écartées alors que celles-ci mettent l’accent sur les capacités de chaque sujet autiste à trouver une solution sur-mesure. Cela ne se quantifie pas ni ne se prête aux essais contrôlés randomisés en double aveugle qui sont utilisés pour évaluer des médicaments. Ainsi, ces recommandations ne relèvent pas de la science, mais d’un choix idéologique et politique déguisé en expertise. En effet, ce que les grilles d’évaluation de la HAS ne peuvent saisir, c’est ce qui intéresse la psychanalyse, à savoir le sujet dans sa singularité, la parole qui ne sert pas seulement à communiquer de l’information, le symptôme comme mémorial et répétition d’un traumatisme indicible.

Un bras de fer qui dure

Le différend entre la HAS et les milieux psychanalytiques ne date pas d’aujourd'hui. Il a commencé lors des premières controverses sur l’autisme, au moment des recommandations antérieures de 2012. Le forum du 12 mars 2026 a remis ce différend au centre du débat sur la santé mentale. La présence importante de psychiatres et de psychologues aux côtés des psychanalystes indique que ce n’est pas la psychanalyse qui se trouve seule mise en cause, mais une conception du soin comme telle. L’amélioration observable du comportement n’est pas l’expérience subjective, les scores et les performances ne disent rien du vécu et de la souffrance intime.

La mobilisation ne fait que commencer

Ce forum n’est pas un point final, mais un début. L’École de la Cause freudienne envisage des actions dans les mois à venir pour faire entendre la valeur de la psychanalyse et défendre l’éthique de la singularité, c’est-à-dire le droit qu’à chaque sujet de ne pas être identifié à un diagnostic, être entendu dans ce qui le constitue comme incomparable aux autres, non évaluable et non quantifiable.

Le refus du modèle unique

La question posée aujourd’hui n’est pas celle d’une concurrence entre méthodes, mais celle de la préservation d’un pluralisme. Un système de santé mentale digne de ce nom doit faire place aux approches susceptibles de répondre à la complexité des situations cliniques rencontrées. Réduire cette diversité au nom d’une rationalisation gestionnaire risque d’appauvrir l’offre de soins et de limiter la liberté de choix des patients comme celle des praticiens. Défendre la place de la psychanalyse dans les politiques publiques ne signifie pas ignorer les apports d’autres orientations, mais le refus du modèle unique. Face à une politique de santé mentale tendant à uniformiser et normer, l’École de la Cause freudienne continuera à porter la voix d’une clinique psychanalytique rigoureuse, inspirante et respectueuse des différences.


 

L’École de la Cause freudienne, fondée par Jacques Lacan en 1981, est reconnue d’utilité publique. Elle a le statut d’une organisation non gouvernementale auprès de l’ONU depuis 2009. Elle assure la formation des psychanalystes et transmet l’enseignement de Jacques Lacan à travers plusieurs dispositifs d’études et de recherche. Elle organise annuellement des Journées au Palais des Congrès de Paris sur des thématiques contemporaines. L’ECF gère deux centres de consultations psychanalytiques gratuits à Paris.

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1, rue Huysmans - 75006 Paris 

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