Encore mal compris et trop peu abordés, les troubles de lʼérection représentent un réel enjeu de santé masculine. Dans l'esprit des hommes, ces pannes sont avant tout une affaire d'âge et de mental : le vieillissement et le stress étant perçus comme les principales causes (respectivement à 47 % et 43 %), loin devant les facteurs médicaux ou vasculaires (19 %). Mais au-delà de ces perceptions, la réalité statistique témoigne d'un phénomène massif qui dépasse les simples idées reçues puisque plus dʼun homme sur trois déclarent avoir déjà été confrontés à des troubles de l'érection (38 %).
Un impact majeur sur la confiance, la sexualité et la relation de couple
Lʼétude met en évidence les conséquences profondes de ces troubles, qui dépassent largement la simple sphère physiologique pour affecter profondément la vie quotidienne et émotionnelle des hommes concernés. Lʼatteinte à l'estime de soi est quasi systématique : en effet, 92 % des hommes ayant déjà souffert de dysfonctionnement érectile rapportent un impact direct sur leur confiance en eux. Une fragilité psychologique qui se traduit également dans la sphère intime, puisque 80 % indiquent que ces difficultés ont eu des répercussions sur leur vie de couple, et 82 % admettent avoir déjà appréhendé ou évité un rapport sexuel par peur de l'échec.Un recours aux soins encore insuffisant
Malgré la souffrance exprimée et les conséquences sur la qualité de vie, le recours aux soins reste très limité : plus de la moitié des hommes touchés par un problème érectile (58 %) n'ont jamais consulté de professionnel de santé pour ce motif. Un renoncement aux soins qui sʼexplique principalement par un fort sentiment d'embarras ou de gêne (46 %), tandis que 38 % considèrent, à tort, que ce phénomène est une fatalité normale liée à l'âge. Et si 27 % espère que cela passera tout seul, 16 % admettent être freinés par peur du diagnostic.Même lorsque le pas de la consultation est franchi, la transparence n'est pas acquise : 46 % admettent avoir dissimulé un problème de santé sexuelle à leur médecin (contre 25 % des hommes en général). Ce manque de communication affecte directement la qualité de la prise en charge et retarde le parcours de soin, avec 43 % des patients ayant attendu plus de six mois après lʼapparition des premiers symptômes avant de consulter un professionnel de santé.
« Cette étude confirme ce que nous observons au quotidien : les hommes souffrent en silence. Pas parce que les solutions n'existent pas, mais parce que le premier pas reste trop difficile à franchir. La dysfonction érectile n'est pas un problème de confort, c'est souvent le premier signal d'alerte avant un événement cardiovasculaire majeur. Quand un patient cache ses symptômes, nous perdons une fenêtre de dépistage précoce », commente le Dr Sam Ward, urologue et Directeur Médical de Kano.care.
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