La salle de presse 25 ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE : SÉCURITÉ, DÉSINFORMATION, RADICALISATION

25 ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE : SÉCURITÉ, DÉSINFORMATION, RADICALISATION

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Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, l'anniversaire dépasse le cadre du souvenir commémoratif. Il invite à interroger la manière dont l'événement a redessiné, sur le temps long, l'équilibre entre sécurité et libertés, le rapport des sociétés à l'information et à la vérité, ainsi que les vulnérabilités psychiques qui continuent d'exploiter les entreprises de radicalisation.

Ivan Manokha, enseignant à Sciences Po, montre dans son article publié dans Conférence que le 11 septembre n'a pas seulement fait progresser la surveillance étatique, il a également transféré une partie croissante des décisions de sécurité vers des acteurs privés. Non sans poser une question centrale : vingt-cinq ans après, qui est encore responsable de décider jusqu'où la sécurité peut empiéter sur les libertés ?

Son article s'inscrit dans un dossier consacré par Conférence aux vingt-cinq ans du 11 septembre, qui réunit les analyses de plusieurs chercheurs de Sciences Po portant sur les questions fondamentales que soulève cet anniversaire.

Comment le pouvoir de raconter la crise s'est-il déplacé des gouvernements aux plateformes ? (Flavie Bagnol). Que nous apprenons la clinique des vulnérabilités psychiques et sociales sur lesquelles s'appuie la radicalisation ? (Laura Westphal). Comment le 11 septembre est-il devenu la matrice fondatrice du complotisme contemporain ? (Thomas Huchon)

L'article d'Ivan Manokha, résumé ici en cinq points, est libre de droits et peut être repris, en tout ou en partie, sous réserve de supprimer le site Conférence où il a été initialement publié.

25 ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE : SÉCURITÉ, DÉSINFORMATION, RADICALISATION
Deux gardes de sécurité en uniforme assis sur leur lieu de travail devant des écrans d'ordinateur et observant la Vidéo de cctv sur les écrans.
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UNE TRANSFORMATION SILENCIEUSE


Le 11-Septembre n'a pas seulement renforcé la surveillance d'État : il a transféré une part croissante des décisions de sécurité vers des acteurs privés.

Les banques, compagnies aériennes et plateformes numériques sont désormais chargées d'évaluer elles-mêmes les risques des entreprises.

UNE SÉCURITÉ ENRACINÉE DANS LES ORGANISATIONS ORDINAIRES


Depuis les obligations bancaires du Patriot Act jusqu'aux règles européennes sur le contenu terroriste en ligne, la prévention s'est installée dans des routines qui n'ont pas la sécurité pour vocation première.

L'État légifère, mais le tri effectif se joue à l'intérieur d'entités privées.

LA PRUDENCE COMME RÉFLEXE D'ENTREPRISE


Sans instruction explicite, les organisations privées tendent au sur-respect : refuser coûte moins cher que d'être accusé, plus tard, de contrôles insuffisants.

Le « dérisquage » bancaire en est l'illustration la plus documentée.

UN MODÈLE ÉTENDU BIEN AU-DELÀ DU CONTRE-TERRORISME


Sanctions financières, contrôles à l'exportation, modération de contenu : le même raisonnement préventif s'est généralisé à des domaines très éloignés du terrorisme.

UN CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE FRAGMENTÉ


Contrairement à une loi ou à un décret, ces décisions échappent aux lieux habituels du débat démocratique.

Le problème n'est plus seulement que la ligne a bougé, mais qu'aucune institution unique ne peut plus la faire reculer.

👉 Retrouvez l'analyse complète de Ivan Manokha en remarquable le kit presse ou directement sur le site de Conférence   dans le dossier « 25 ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE : SÉCURITÉ, COMPLOTISME, RADICALISATION » comportant l'ensemble des autres articles.

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