UN CHOC PÉTROLIER, PAS ENCORE UNE SPIRALE
Depuis les frappes contre l'Iran fin février 2026, le baril a oscillé entre 70 et 120 dollars, portant l'inflation française de 0,3 % à 2,4 % en un an.
Mais hors énergie et produits frais, l'inflation sous-jacente reste modérée, à 1 %.
UN CHOC IMPORTÉ QUI PÈSE SUR LE POUVOIR D'ACHAT
La facture énergétique s'alourdit mécaniquement pour la France, qui ne produit pas d'hydrocarbures.
Le pouvoir d'achat des ménages recule de 1,3 % sur un an, soit une perte moyenne de plus de 600 euros par ménage.
DES SALAIRES À LA TRAÎNE
Le salaire moyen n'a progressé que de 1,8 %, moins vite que les prix.
Le salaire réel des Français n'a pas augmenté depuis près de sept ans, une situation inédite depuis l'après-guerre.
BEAUCOUP MOINS D'AIDES PUBLIQUES QU'EN 2022
Face aux 72 milliards d'euros de boucliers tarifaires déployés en 2022-2023, l'État ne mobilise cette fois que 1,4 milliard d'euros, faute de marges budgétaires.
Ce sont donc surtout les ménages et les entreprises qui absorbent le choc.
PAS D'EFFET DE SECOND TOUR, POUR L'INSTANT
Les entreprises rognent leurs marges plutôt que de répercuter la hausse des coûts dans leurs prix.
L'inflation pourrait néanmoins atteindre 3 % fin 2026, avant de refluer vers 1,8 % en 2027.
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