La salle de presse Étude KPMG : la confiance, moteur de performance de l'IA dans la fonction Finance

Étude KPMG : la confiance, moteur de performance de l'IA dans la fonction Finance

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Depuis 2024, KPMG publie son étude « IA dans la fonction finance », consacrée à l’évolution des usages de l’intelligence artificielle au sein de la fonction Finance. L’édition 2026, menée auprès de plus de 1 000 entreprises dans 20 pays, dont 50 en France, met en évidence un changement de dimension : 75 % des organisations intègrent désormais progressivement l’IA dans la production de l’information financière, contre 30 % en 2024.

Alors que l’adoption de l’IA est largement engagée, les entreprises doivent transformer les expérimentations et les cas d’usage ciblés en modèles capables de créer de la valeur à grande échelle. 81 % des organisations anticipent ainsi une utilisation active de l’IA dans leur fonction Finance dans les 18 prochains mois.

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Quelques chiffres clés

  • 75 % des organisations intègrent désormais progressivement l’IA dans la production de l’information financière ;

  • Seulement 42 % des organisations disposent aujourd’hui d’IA auditables dans leurs processus financiers ;

  • Les entreprises disposant d’IA auditables affichent des performances jusqu’à 3 à 6 fois supérieures sur certains indicateurs.
     

De l’automatisation à l’aide à la décision : l’IA change de rôle

Le premier enseignement de l’étude révèle que les gains les plus importants ne se situent pas nécessairement là où ils étaient le plus attendus.

Ils se concentrent moins sur l’automatisation des processus que sur des activités à fort contenu de jugement, comme la planification, la prévision ou l’analyse des risques. Dans ces domaines, l’IA permet d’améliorer la qualité, la rapidité et la pertinence des décisions. Les usages plus transactionnels progressent également, mais génèrent des gains plus limités.

En France, l’automatisation demeure toutefois particulièrement attendue : 

  • 36 % des répondants français citent l’automatisation des processus financiers récurrents parmi les leviers à fort potentiel, contre 32 % au niveau mondial ;
  • Parallèlement, 32 % des répondants français identifient l'accélération de l'analyse pour mieux décider comme une priorité et 32 % l'accroissement de la productivité des équipes grâce aux assistants IA.
 

L’IA passe ainsi progressivement d’un levier d’efficacité à un véritable outil d’aide à la décision pour la fonction Finance.

Le passage à l’échelle : nouveau défi des directions financières

Si l’adoption s’accélère, les usages restent encore largement concentrés sur certains cas d’usage ou certaines étapes des processus financiers. Le principal enjeu consiste désormais à passer du pilote à l’échelle et à intégrer l’IA au fonctionnement même de la fonction Finance. 

Plusieurs obstacles continuent néanmoins de ralentir cette transformation :

  • 33 % des organisations font face à des enjeux de qualité et d’accès aux donnée ;
  • 31 % peinent à mesurer efficacement le ROI ;
  • 29 % rencontrent des difficultés à intégrer l’IA dans leur système d’information existant ;
  • 24 % font face à des résistances internes et à des enjeux de transformation.
 

La capacité à créer de la valeur dépend ainsi de la maturité des entreprises sur cinq dimensions complémentaires : les processus, la technologie, les données, les compétences et la gouvernance.

L’IA agentique, prochaine étape de l’industrialisation

Cette transformation devrait être accélérée par l’émergence de l’IA agentique. Elle permet de dépasser la logique de cas d’usage isolés pour orchestrer et coordonner plusieurs tâches au sein de processus métiers de bout en bout.

D’ici 18 mois, 39 % des organisations en France prévoient de déployer des mécanismes d’orchestration agentique ou des architectures multi-agents.

La confiance, lorsqu’elle repose sur la gouvernance, la traçabilité, les contrôles et la supervision humaine, ne constitue donc plus uniquement un moyen de maîtriser les risques : elle devient un levier de création de valeur et de performance.

Plus l’IA progresse, plus le jugement humain devient déterminant

L’accélération de l’IA ne réduit pas pour autant le rôle des professionnels de la Finance. Elle le transforme.

Xavier Niffle, Associé KPMG France, en charge de l’innovation :

« L'IA transforme profondément la fonction finance, mais elle ne remplacera jamais le jugement métier. Plus les modèles progressent, plus la capacité à interpréter, challenger et décider redevient l'enjeu central. Le passage à l'échelle ne réussira que si l'humain reste au cœur du dispositif, c'est lui qui donne du sens à ce que produit l'IA. »

À mesure que les modèles prennent en charge davantage d’analyses, les équipes doivent être capables d’en interpréter les résultats, de les challenger et de déterminer quand s’y fier ou, au contraire, quand s’en écarter. KPMG observe ainsi un passage progressif du « human in the loop » au « human in the driver’s seat » : l’IA augmente la capacité de décision, mais la responsabilité finale demeure humaine.

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