Siegfried Mureşan (PPE, Roumanie), corapporteur du Parlement sur le CFP, a déclaré : "Toute réduction budgétaire susceptible d’affaiblir l’Europe dans les années à venir ne pourra pas obtenir l’accord du Parlement. Cette Assemblée n’approuvera pas un budget qui ne nous permettrait pas d’atteindre nos objectifs, ce qui compromettrait notre capacité à réagir en cas de crise ou d’événements imprévus".
Le corapporteur a rappelé que la Commission avait proposé un budget 2028-2034 au même niveau que l’actuel budget 2021-2027, malgré les défis de plus en plus nombreux. La proposition de la Commission représente 1,15 % du revenu national brut des États membres, tandis que le CFP actuel, lorsqu’il a été présenté, représentait 1,14 % du RNB des États membres. "Toute nouvelle réduction en deçà de la proposition de la Commission affaiblirait l’Europe", a-t-il insisté.
Siegfried Mureșan a souligné que les budgets nationaux avaient augmenté de 68 % au cours des sept dernières années alors que ce n’est pas le cas du budget européen, ce qui montre que l'idée selon laquelle le budget de l'UE ne cesse d'augmenter est tout simplement erronée.
Carla Tavares (S&D, Portugal), corapporteure du Parlement sur le CFP, a déclaré : "Nous ne sommes plus confrontés à des crises temporaires, mais à des défis structurels", et "notre réponse doit être tout aussi structurelle et ambitieuse". Évoquant la position du Parlement, elle a ajouté: "Nous ne demandons pas “plus d’argent”. Nous demandons des ressources à la hauteur des responsabilités confiées à l’UE".
Tout le monde s’accorde à dire, a noté Carla Tavares, que l’Europe a besoin d’un budget plus solide pour soutenir ses priorités comme la compétitivité, l’indépendance énergétique, la sécurité, le climat, l’éducation et la santé, alors que certains membres du Conseil réclament un budget réduit et rejettent de nouvelles ressources propres. "C’est vouloir une Europe de première classe avec un budget de seconde classe ! Ce n’est pas de l’ambition, c’est une contradiction ! Et cela finira par nuire aux Européens", a-t-elle averti.
Le "choix ne consiste pas à opter pour une Europe bon marché ou pour une Europe coûteuse", mais il s’agit plutôt de choisir "entre une Europe sous-financée, qui passe de crise en crise, et une Europe dotée de moyens suffisants, capable d’anticiper les difficultés, d’investir dans les personnes et les entreprises, et de façonner son propre avenir", a-t-elle conclu.
Les orateurs de la plupart des groupes politiques ont réaffirmé la position du Parlement, qui a été adoptée en avril 2026. Les députés veulent un budget de l’Union solide et réaliste, tourné vers l’avenir, qui corresponde au niveau d’ambition de l’Union et introduise de nouveaux flux de recettes. Ils ont insisté sur un budget qui apporte des avantages aux citoyens, réduit les inégalités et garantit des ressources suffisantes pour les politiques prioritaires, l’agriculture, le financement régional, le financement de la cohésion et le financement social. Les députés ont également exprimé leurs préoccupations quant à la manière dont le budget de l’Union est dépensé et souligné la nécessité d’accroître la transparence et la responsabilité.
Thomas Byrne, ministre irlandais des affaires européennes, a confirmé que la présidence irlandaise de l’UE présenterait samedi un projet de position de négociation du Conseil. "Notre objectif est de rapprocher les négociations d’un accord", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "trouver un équilibre implique des décisions difficiles".
Piotr Serafin, commissaire au budget, à la lutte antifraude et à l’administration publique, a souligné : " Certaines capitales continuent d’aborder le budget de l’UE comme des comptables examinent un bilan : combien est-ce que j’y mets, et combien est-ce que j’en retire ? Cette approche était erronée par le passé, mais avec notre budget moderne, elle est tout à fait inadaptée", a déclaré M. Serafin. Il a souligné que le budget de l’UE répondait à des enjeux communs qu’un État membre ne pouvait résoudre seul, ou qui lui coûteraient probablement beaucoup plus cher s’il tentait de les résoudre de façon isolée.
Dans sa position, le Parlement a demandé une augmentation d’environ 10 % par rapport à la proposition de la Commission de juillet 2025, afin de soutenir des priorités essentielles comme la défense et la sécurité, la compétitivité, la cohésion et l’agriculture. Les députés ont également proposé de nouvelles sources de recettes pour le budget commun, afin d’alléger la pression sur les contributions des États membres de l’Union, notamment une taxe sur les services numériques, une taxe sur les jeux d’argent et de hasard en ligne, une extension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) et une taxe sur les plus-values sur crypto-actifs.
Regardez le débat dans son intégralité.
Contexte
Alors que le Parlement a adopté sa position sur le prochain budget septennal, les États membres négocient actuellement leur position commune. Le projet de position de négociation de la présidence chypriote du Conseil proposait une réduction de 2 % par rapport à la proposition de la Commission. Le cadre de négociation de la présidence irlandaise du Conseil devrait être communiqué le samedi 10 octobre.
Pour que le budget à long terme de l’Union soit adopté, une décision unanime du Conseil et du Parlement, à la majorité absolue des députés, est requise. Plus de 93 % du budget de l’UE est directement affecté à des programmes européens qui soutiennent des personnes et des projets dans l’ensemble des États membres, et moins de 7 % sont consacrés à l’administration.
Le corapporteur a rappelé que la Commission avait proposé un budget 2028-2034 au même niveau que l’actuel budget 2021-2027, malgré les défis de plus en plus nombreux. La proposition de la Commission représente 1,15 % du revenu national brut des États membres, tandis que le CFP actuel, lorsqu’il a été présenté, représentait 1,14 % du RNB des États membres. "Toute nouvelle réduction en deçà de la proposition de la Commission affaiblirait l’Europe", a-t-il insisté.
Siegfried Mureșan a souligné que les budgets nationaux avaient augmenté de 68 % au cours des sept dernières années alors que ce n’est pas le cas du budget européen, ce qui montre que l'idée selon laquelle le budget de l'UE ne cesse d'augmenter est tout simplement erronée.
Carla Tavares (S&D, Portugal), corapporteure du Parlement sur le CFP, a déclaré : "Nous ne sommes plus confrontés à des crises temporaires, mais à des défis structurels", et "notre réponse doit être tout aussi structurelle et ambitieuse". Évoquant la position du Parlement, elle a ajouté: "Nous ne demandons pas “plus d’argent”. Nous demandons des ressources à la hauteur des responsabilités confiées à l’UE".
Tout le monde s’accorde à dire, a noté Carla Tavares, que l’Europe a besoin d’un budget plus solide pour soutenir ses priorités comme la compétitivité, l’indépendance énergétique, la sécurité, le climat, l’éducation et la santé, alors que certains membres du Conseil réclament un budget réduit et rejettent de nouvelles ressources propres. "C’est vouloir une Europe de première classe avec un budget de seconde classe ! Ce n’est pas de l’ambition, c’est une contradiction ! Et cela finira par nuire aux Européens", a-t-elle averti.
Le "choix ne consiste pas à opter pour une Europe bon marché ou pour une Europe coûteuse", mais il s’agit plutôt de choisir "entre une Europe sous-financée, qui passe de crise en crise, et une Europe dotée de moyens suffisants, capable d’anticiper les difficultés, d’investir dans les personnes et les entreprises, et de façonner son propre avenir", a-t-elle conclu.
Les orateurs de la plupart des groupes politiques ont réaffirmé la position du Parlement, qui a été adoptée en avril 2026. Les députés veulent un budget de l’Union solide et réaliste, tourné vers l’avenir, qui corresponde au niveau d’ambition de l’Union et introduise de nouveaux flux de recettes. Ils ont insisté sur un budget qui apporte des avantages aux citoyens, réduit les inégalités et garantit des ressources suffisantes pour les politiques prioritaires, l’agriculture, le financement régional, le financement de la cohésion et le financement social. Les députés ont également exprimé leurs préoccupations quant à la manière dont le budget de l’Union est dépensé et souligné la nécessité d’accroître la transparence et la responsabilité.
Thomas Byrne, ministre irlandais des affaires européennes, a confirmé que la présidence irlandaise de l’UE présenterait samedi un projet de position de négociation du Conseil. "Notre objectif est de rapprocher les négociations d’un accord", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "trouver un équilibre implique des décisions difficiles".
Piotr Serafin, commissaire au budget, à la lutte antifraude et à l’administration publique, a souligné : " Certaines capitales continuent d’aborder le budget de l’UE comme des comptables examinent un bilan : combien est-ce que j’y mets, et combien est-ce que j’en retire ? Cette approche était erronée par le passé, mais avec notre budget moderne, elle est tout à fait inadaptée", a déclaré M. Serafin. Il a souligné que le budget de l’UE répondait à des enjeux communs qu’un État membre ne pouvait résoudre seul, ou qui lui coûteraient probablement beaucoup plus cher s’il tentait de les résoudre de façon isolée.
Dans sa position, le Parlement a demandé une augmentation d’environ 10 % par rapport à la proposition de la Commission de juillet 2025, afin de soutenir des priorités essentielles comme la défense et la sécurité, la compétitivité, la cohésion et l’agriculture. Les députés ont également proposé de nouvelles sources de recettes pour le budget commun, afin d’alléger la pression sur les contributions des États membres de l’Union, notamment une taxe sur les services numériques, une taxe sur les jeux d’argent et de hasard en ligne, une extension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) et une taxe sur les plus-values sur crypto-actifs.
Regardez le débat dans son intégralité.
Contexte
Alors que le Parlement a adopté sa position sur le prochain budget septennal, les États membres négocient actuellement leur position commune. Le projet de position de négociation de la présidence chypriote du Conseil proposait une réduction de 2 % par rapport à la proposition de la Commission. Le cadre de négociation de la présidence irlandaise du Conseil devrait être communiqué le samedi 10 octobre.
Pour que le budget à long terme de l’Union soit adopté, une décision unanime du Conseil et du Parlement, à la majorité absolue des députés, est requise. Plus de 93 % du budget de l’UE est directement affecté à des programmes européens qui soutiennent des personnes et des projets dans l’ensemble des États membres, et moins de 7 % sont consacrés à l’administration.