Attribuée par le Conseil européen de la recherche (ERC), ce financement est réservé aux chercheurs ayant déjà bénéficié d’un premier financement (ERC starting grant). Elle vise à soutenir la maturation et la valorisation de résultats scientifiques prometteurs afin de favoriser leur transfert vers des applications concrètes. Doté de 150 000 euros sur 18 mois, ce financement permettra de franchir une nouvelle étape dans le développement d’une approche innovante d’immunothérapie fondée sur la nanomédecine.
Lever les obstacles de l’immunothérapie des tumeurs solides
L’immunothérapie a profondément transformé le traitement de nombreux cancers en mobilisant les défenses immunitaires contre les cellules tumorales. Malgré ces avancées, son efficacité demeure limitée dans de nombreuses tumeurs solides.
Deux obstacles majeurs persistent. D’une part, il est souvent difficile d’attirer suffisamment de cellules immunitaires au niveau de la tumeur. D’autre part, ces cellules peinent à rester actives durablement dans un environnement tumoral particulièrement hostile. Ces contraintes réduisent l’efficacité des traitements et peuvent nécessiter des administrations répétées, augmentant le risque d’effets secondaires.
Nano-BITE : utiliser la nanomédecine pour guider et soutenir la réponse immunitaire
Pour répondre à ces défis, le projet Nano-BITE développe des nanoparticules capables d’agir directement dans l’environnement tumoral. L’objectif est de favoriser la rencontre entre les cellules immunitaires et les cellules cancéreuses tout en maintenant une réponse antitumorale durable.Cette approche pourrait permettre de concentrer l’action thérapeutique au niveau de la tumeur et de limiter les effets sur les tissus sains.
« Avec Nano-BITE, nous voulons exploiter le potentiel de la nanomédecine pour rendre l’immunothérapie plus précise et plus efficace contre les tumeurs solides. Ce financement prestigieux va nous permettre de franchir une étape décisive vers la validation de cette approche innovante », explique Alexandre Detappe.
Au cours des 18 prochains mois, les travaux financés par l’ERC permettront d’obtenir les premières validations précliniques de cette technologie et d’en préparer les prochaines étapes de développement. À terme, cette stratégie pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour les patients atteints de tumeurs solides, en s’appuyant notamment sur l’expertise du département d’Innovation thérapeutique et des essais précoces (DITEP) de Gustave Roussy.
Grant ERC Proof of concept #101335332