La salle de presse BAROMÈTRE ANGIE 2026 DES JOURNALISTES LES PLUS INFLUENTS :

BAROMÈTRE ANGIE 2026 DES JOURNALISTES LES PLUS INFLUENTS :

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Hugo Travers, Hugo Clément et Jamy Gourmaud dominent le classement des journalistes les plus influents en France
 

BAROMÈTRE ANGIE 2026 DES JOURNALISTES LES PLUS INFLUENTS :
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  1. Une bascule de la marque média à la marque journaliste
  2. Une émergence de “transfuges médiatiques”
  3. Une relation continue et multi-plateforme, qui prend le pas sur la controverse comme premier levier d’influence

La cellule Opinion, Data & Intelligence d’Angie, agence conseil en communication stratégique et B2B, publie la première édition de son Baromètre des journalistes les plus influents. Dans un paysage de l’information fragmenté, où les plateformes redistribuent les points de contact entre journalistes et publics, l’étude propose une lecture inédite de l’influence journalistique contemporaine.
Principal enseignement : l’influence ne se joue plus seulement dans la puissance des marques médias, mais dans la capacité des journalistes à fédérer directement des communautés, à incarner un sujet et à devenir, parfois, leur propre canal de diffusion.

Paris, le 22 juin 2026 - Qui sont aujourd'hui les journalistes les plus influents en France sur les réseaux sociaux ? Pour répondre à cette question, la cellule Opinion Data Intelligence d’Angie a analysé l'audience, l'engagement, l'activité et la présence multi-plateformes de journalistes français actifs, en intégrant également plusieurs indicateurs de notoriété et de légitimité.  


Les journalistes « next gen » confirment leur montée en puissance

Le podium est dominé par Hugo Travers (#1), Hugo Clément (#2) et Jamy Gourmaud (#3), trois journalistes qui ont construit une relation directe avec leur audience sur les plateformes numériques. Leur succès illustre l'émergence d'une nouvelle forme d'autorité journalistique, fondée sur trois leviers : la responsabilité personnelle, puisque le journaliste engage directement son nom et sa réputation ; la transparence, à travers le partage des coulisses des enquêtes et des méthodes de vérification ; et l'interaction continue avec les communautés via les commentaires, les directs ou les échanges avec les abonnés.  Elle est sans doute renforcée par le fait que, forts de leur communauté, ces journalistes investissent également les grandes chaînes, les radios et la presse nationale. L'influence se construit désormais à la croisée de deux univers : la puissance de diffusion des médias et la proximité relationnelle des réseaux sociaux.
 

Les grandes figures médiatiques résistent

Pour autant, la révolution digitale n'efface pas les figures historiques qui font le choix de s’exprimer sur les plateformes numériques. Léa Salamé (#4), Nikos Aliagas (#5), Samuel Étienne (#6) ou Edwy Plenel (#9) continuent de figurer parmi les journalistes les plus influents du pays. L'étude montre ainsi que l'influence numérique n'est pas une question d'âge mais d'adaptation. Les réseaux sociaux n'ont pas créé une nouvelle élite médiatique mais de nouvelles conditions d'accès à l'influence.

Ce qui compte aujourd'hui n'est pas tant la génération à laquelle appartient un journaliste que sa capacité à prolonger la relation avec son public au-delà des temps traditionnels de diffusion. Les réseaux sociaux ont transformé une relation ponctuelle - celle qui existait le temps d'une émission ou d'un article - en relation continue. Le journaliste n'est plus seulement présent lorsqu'il publie, il accompagne, explique, répond et dialogue sur le temps long. L'influence se déplace ainsi d'une logique de diffusion vers une logique de présence”, décrypte Amélie Aubry, Associée et Vice Présidente RP, Next Gen média et Influence d’Angie.
 

De l’économie de la controverse à l’économie de la relation continue

Le classement rassemble des journalistes aux sensibilités, lignes éditoriales et positionnements très différents. Des figures associées à des univers éditoriaux fortement polarisés, comme Charlotte d'Ornellas (#8) ou Christine Kelly (#13), trouvent leur public et figurent parmi les journalistes les plus influents.
 
Pour autant, l'étude ne met pas en évidence de domination systématique des profils les plus controversés. Le haut du classement est occupé par des personnalités aux styles très différents, de Hugo Travers (#1) à Jamy Gourmaud (#3), en passant par Léa Salamé (#4), Nikos Aliagas (#5) ou Samuel Etienne (#6).

Ce résultat nuance l'idée selon laquelle les réseaux sociaux favoriseraient mécaniquement les discours les plus clivants. La polémique peut générer de la visibilité ponctuelle, mais elle ne semble pas suffire à construire une influence durable. Les journalistes les mieux classés se distinguent davantage par la régularité de leur présence, leur capacité à fédérer une communauté et leur déploiement sur plusieurs plateformes.

L'influence numérique apparaît ainsi moins comme une économie de la controverse que comme une économie de la relation. La polarisation peut attirer l'attention ; elle ne garantit ni la confiance, ni la fidélité, ni la portée dans le temps.
Une nuance apparaît toutefois en presse écrite : les éditorialistes obtiennent souvent de meilleurs scores que les reporters. Signe que, sur les plateformes, l’incarnation d’un point de vue identifiable peut renforcer la visibilité.

Notre baromètre confirme une transformation structurelle majeure : l’influence journalistique ne se joue plus uniquement dans l’autorité du média d’appartenance, mais dans la capacité des journalistes à construire une relation directe avec leurs publics. Les profils les plus influents sont ceux qui savent conjuguer incarnation, régularité, expertise et maîtrise des plateformes. Ce n’est pas seulement une affaire de génération, c’est une nouvelle grammaire de l’influence médiatique.” souligne Amélie Aubry, Associée et Vice Présidente RP, Next Gen média et Influence d’Angie.
 

Les sujets grand public dominent

L'analyse par thématique révèle un écart significatif entre les univers éditoriaux. Les journalistes spécialisés dans les sujets grand public - actualité, politique, culture, sport ou divertissement - affichent des niveaux d'influence supérieurs à ceux observés dans les domaines économiques ou technologiques. L'économie obtient ainsi un score moyen de 43/100 et la technologie de 44,6/100, contre 63,1/100 pour le divertissement.

Cette tendance suggère que les réseaux sociaux favorisent aujourd'hui les contenus susceptibles de toucher des audiences larges et hétérogènes.

Le baromètre relève toutefois une exception notable : l’actualité internationale, portée par un effet de conjoncture et par quelques figures très installées telles que Pierre Haski (#1), Cyrille Hamoursky (#2) et Jean-Dominique Merchet (#3), conserve un niveau d’influence élevé.
 

L'influence devient multiplateforme

Dernier enseignement majeur : les journalistes les plus influents ne sont presque jamais les plus performants sur une seule plateforme.
Ils sont ceux qui ont réussi à multiplier et diversifier les points de contact. YouTube, Instagram, TikTok, Facebook, LinkedIn, Twitch ou encore même Bluesky composent désormais un véritable écosystème relationnel. Chaque plateforme contribue à renforcer la visibilité globale du journaliste et à toucher des communautés complémentaires.

Hugo Travers domine notamment sur Instagram, TikTok et YouTube ; Jamy Gourmaud performe très fortement sur Facebook et LinkedIn ; Samuel Étienne s’impose sur Twitch ; Salomé Saqué ressort sur Bluesky ; tandis que d’autres figures installées conservent une forte empreinte sur X, Facebook ou LinkedIn.

Cette multiprésence traduit une transformation profonde du métier : les journalistes ne sont plus seulement rattachés à un média, un format ou une antenne. Ils deviennent, pour certains, des écosystèmes éditoriaux à part entière, capables d’adapter leur présence, leur ton et leurs formats aux usages de chaque plateforme.

L'étude ne permet pas d'affirmer que chaque réseau produit une forme spécifique d'influence. En revanche, elle montre clairement que la capacité à exister simultanément sur plusieurs plateformes constitue aujourd'hui un avantage décisif.
“Nous voyons se profiler une ère des transfuges médiatiques où l’hybridation médias next gen et médias plus traditionnels ne cessent de s’amplifier avec des journalistes qui n’hésitent plus à faire des va-et-vient voire à opérer des diversifications massives de leur marque propre”, conclut Amélie Aubry.
 
Étude complète disponible en téléchargement ici.
 

À propos du Baromètre Angie des Journalistes influents

Le Baromètre Angie des journalistes influents mesure la capacité des journalistes français à générer visibilité, audience et interactions dans l'écosystème numérique contemporain. Le score agrège quatre dimensions : audience (65 %), engagement (15 %), activité (10 %) et présence multi-plateformes (10 %), complétées par plusieurs indicateurs de notoriété et de reconnaissance professionnelle. Tout le détail de la méthodologie est à retrouver en slides 1, 2 et 3 de l’étude à télécharger ici

À propos d’Angie

Angie est une agence de communication stratégique corporate et BtoB, structurée autour de sept expertises : insights & data, stratégie, récits, campagnes créatives, influence & RP, social media & advocacy, expériences digitales & IA. Nous révélons les singularités désirables des entreprises, institutions et marques pour clarifier leur positionnement, structurer leurs récits et renforcer leur autorité dans un débat public fragmenté, désormais façonné par les algorithmes et l’IA. De l’analyse des conversations à l’activation mesurée, nous couvrons toute la chaîne de valeur pour transformer une intention stratégique en présence visible, cohérente et influente. Pour en savoir plus : www.angie.fr

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