- 21 % des Français déclarent souffrir de difficultés d’audition.
- Chez les 65 ans et plus, ce chiffre grimpe à 37 %, mais seuls 24 % sont équipés d’un appareil auditif.
- Parmi les aidants, 50 % indiquent que leur proche en perte d’autonomie rencontre des difficultés auditives. Aussi, 21% déclarent même que leur proche n’est pas équipé d’un appareil auditif.
Les troubles de l’audition arrivent en 3e position du niveau d’information sur les sujets santé.
Seul 1 français sur 2 se dit bien informé sur les troubles de l’audition. Les plus jeunes (15–24 ans) et les catégories populaires figurent parmi les publics les moins bien informés. Les 65 ans et + témoignent d’une meilleure connaissance avec +22 pts chez les + de 70 ans.
Seuls 1 français sur 2 se dit inquiet à l’égard des troubles de l’audition.
Ils placent les troubles de l’audition au 6e rang de leurs inquiétudes de santé, derrière les cancers (73%), les troubles de la mémoire (66%), la perte d’autonomie (65%), les troubles de la vue (53%), la dépression (51%).
Une inquiétude qui atteint :
- 63 % chez les aidants réguliers,
- 66 % chez les aidants dont le proche souffre de difficultés auditives,
- 68 % chez les personnes concernées elles-mêmes.
Mais également plus forte chez les 25 -34 et les 50 -64 ans ; classes d’âges qui déclarent être moins bien informées. Les 65 + apparaissent moins inquiets que la population générale. En miroir, ils indiquent se sentir bien informés.
« Alors que les incidences des troubles de l’audition sur les maladies de la mémoire, la dépression, la perte d’autonomie et l’isolement sont scientifiquement démontrées, les français n’établissent pas de liens dans leurs inquiétudes. »
Pourtant les Français reconnaissent que bien entendre contribue à retarder la perte d’autonomie
La conviction est largement partagée :
- 89 % estiment qu’«une bonne audition peut contribuer à retarder la perte d’autonomie ».
- Cette proportion monte à 94 % au sein des 65 ans et plus.
« Gardons le contact avec nos aînés » : la qualité des relations en jeu
Les aidants témoignent d’un impact très fort des troubles auditifs sur leur proche et sur la relation qu’ils entretiennent avec :
- 88 % constatent que cela affecte la qualité des échanges,
- 85 % que cela détériore sa qualité de vie,
- 79 % que cela réduit son autonomie,
- 78 % que cela altère le moral,
- 74 % que cela dégrade la relation elle-même.
« Ces indications offrent de nouvelles pistes pour réduire l’éreintement des aidants »
Des solutions efficaces mais encore freinées par des obstacles symboliques
La France reconnaît massivement l’efficacité des appareils auditifs :
- 92 % pensent qu’ils améliorent la qualité de vie,
- 91 % qu’il est possible de vivre normalement en étant équipé.
- Le coût reste le premier obstacle (67 %).
- Suivent l’inconfort (43 %), les difficultés de réglage (42 %) et l’esthétique (31 %).
- Pour autant, si on leur prescrivait un appareil, près d’un Français sur deux aurait le sentiment d’être vieux (49 %).
« Les freins symboliques et les idées reçues limitent encore fortement l’adoption de solutions pourtant efficaces. »
Conclusions : bien entendre, c’est bien vieillir — et c’est préserver le lien
Gardons le contact avec nos aînés.
Les résultats de l’étude OpinionWay pour l’ANA sont sans appel : la santé auditive est un pilier majeur du vieillissement en bonne santé, du maintien de l’autonomie et du lien social. À l’heure où la société vieillit et où nombre d’aînés souffrent d’isolement, préserver l’audition est un enjeu de santé publique essentiel.
L’ANA appelle à une mobilisation collective et initie le plan national Audition & Grand Age 2026 -2028
Pour que « bien entendre » redevienne un droit accessible à tous, l’Association Nationale de l’Audition appelle à :
- renforcer l’information sur les risques liés aux troubles auditifs,
- systématiser le dépistage dès les premiers signes,
- accompagner les aidants dans la détection et le suivi,
- lever les freins psychologiques associés à la compensation des troubles de l’audition
- faciliter l’accès aux dispositifs de compensation.
Au travers de ce plan Audition & Grand Age, l’ANA s’engage à former les soignants et les aidants familiaux pour contribuer au maintien des bonnes interactions sociales contribuant à la santé du cerveau des aînés. Le Plan Audition & Grand Age 2026 -2028 vise à rétablir une continuité de soins et à redonner un sentiment de dignité à nos aînés en leur rendant la capacité de mieux comprendre.
(*) Sondage OpinionWay pour l’Association Nationale de l’Audition – réalisé du 12 au 13 février 2026, auprès d’un échantillon de 1 066 individus, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.