Étude - Communiqué de presse
Alors qu'ils comptent parmi les troubles les plus fréquents de la santé masculine, les troubles de l'érection restent mal connus des Français. À l'occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, le 4 septembre, l'étude Kano.care × Appinio, menée auprès de 1 000 hommes, met en lumière quatre idées reçues tenaces.
Un trouble bien plus fréquent qu'on ne le croit. 38% des hommes déclarent avoir déjà connu un trouble de l'érection. Pourtant, 52% estiment que moins de 3 hommes sur 10 sont concernés au cours de leur vie. Chaque homme touché se croit ainsi plus seul, et plus « anormal », qu'il ne l'est réellement. Un décalage qui nourrit directement le silence.
Un signal d'alerte cardiovasculaire largement ignoré. Un trouble de l'érection est souvent l'un des premiers signes d'une maladie cardiovasculaire, parfois plusieurs années avant l'accident. Or seul un homme sur quatre (25%) sait qu'il peut exister un lien entre les deux ; les hommes l'associent bien plus volontiers à l'âge ou au stress qu'à une cause vasculaire.
Un trouble que l'on croit, à tort, difficile à soigner. Alors que les troubles de l'érection se traitent dans la grande majorité des cas, seul un homme sur cinq (21%) les juge faciles à traiter, et 41% ne savent pas s'ils le sont.
Des traitements mal compris. 36% des hommes croient, à tort, que les médicaments de l'érection (type Viagra ou Cialis) déclenchent une érection automatiquement, alors qu'ils n'agissent qu'en présence d'une excitation sexuelle. Ces malentendus peuvent générer déception et abandon du traitement, faute d'attentes réalistes.
Le médecin, un levier qui fait ses preuves
Face à ces méconnaissances, l'étude identifie un facteur qui change tout : le contact médical. Les hommes ayant consulté un médecin sont nettement mieux informés que les autres, que ce soit sur la traitabilité, sur le fonctionnement des traitements ou sur les risques. L'incertitude, notamment, s'effondre : parmi les hommes concernés qui n'ont jamais consulté, 42% ne savent pas si leur trouble se soigne ; ils ne sont plus que 11% parmi ceux qui ont consulté.
« Ces idées reçues sont avant tout le produit du tabou qui entoure encore la santé sexuelle masculine. C'est précisément pour cela que le rôle du médecin est si important, surtout sur les sujets intimes : il apporte des faits et de l'objectivité là où le manque de dialogue a laissé s'installer tout un ensemble de malentendus et de fausses attentes. La priorité, particulièrement à l'occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, doit être de lever les freins qui empêchent de faire le premier pas. Plus un homme ose en parler tôt, plus on peut agir tôt », explique le Dr Sam Ward, urologue et Directeur Médical de Kano.care.