Étude - Communiqué de presse
Le premier volet de cette étude, publié en mai, mettait en lumière l'ampleur du silence masculin : 58 % des hommes concernés par un trouble de l'érection n'ont jamais consulté de médecin, principalement par gêne ou embarras (46 %). Ce nouveau volet en révèle la conséquence directe.
Un marché gris qui touche près d'un utilisateur sur deux
Faute de prise en charge médicale, une part importante des hommes se procurent des médicaments en dehors de tout cadre médical : 44 % des utilisateurs d'IPDE-5 (sildénafil, tadalafil et molécules apparentées) ont déjà obtenu ou tenté d'obtenir leur traitement sans ordonnance. Un chiffre qui grimpe à 65 % chez les moins de 40 ans. L'écart entre générations est frappant. Or se procurer ces médicaments sans avis médical n'est pas sans risque.
« Que 44 % des utilisateurs aient contourné l'ordonnance est un signal d'alarme. Ces médicaments sont sous ordonnance pour une raison : contre-indications, interactions médicamenteuses, sans parler des contrefaçons qui circulent hors des circuits légaux. Les prendre sans évaluation ni suivi médical, c'est prendre un vrai risque. Il y a un vrai travail à mener pour améliorer l'accès aux soins et lever les freins (la honte, la gêne, les délais) car ce sont eux qui poussent les hommes vers le marché gris. », commente le Dr Sam Ward, urologue et Directeur Médical de Kano.care.
Des parcours de soins marqués par le tâtonnement
Au-delà du marché gris, l'étude décrit des parcours désordonnés. Plus d'un tiers des hommes concernés (34 %) n'ont essayé aucune solution. Parmi ceux qui agissent, 44 % testent au moins deux approches différentes avant de trouver ce qui leur convient. Là encore, la consultation fait la différence : sans avis médical, 48 % des hommes restent sans aucun traitement, contre 15 % chez ceux qui ont consulté.
Une satisfaction partielle et un fort désir d'aller au-delà du médicament
Même chez les hommes traités, le compte n'y est pas tout à fait : seul un utilisateur sur quatre se déclare « très satisfait » de son traitement médicamenteux, ce qui révèle une réelle marge de progression dans la prise en charge. Cette attente se confirme ailleurs. 87 % des hommes reconnaissent l'impact du mode de vie (alimentation, exercice, sommeil, tabac) sur la fonction érectile, mais seulement 21 % ont effectivement modifié leurs habitudes. Surtout, 62 % des hommes concernés se disent prêts à entreprendre des actions au-delà des médicaments, une proportion qui grimpe à 76 % chez les moins de 40 ans. La demande pour une prise en charge globale est forte ; l'offre, pas encore.
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Méthodologie
Étude conduite en France du 20 au 25 mars 2026 auprès de 1 000 hommes âgés de 18 et plus. Représentativité nationale assurée par application de quotas : âge, CSP et région.