La salle de presse [FACT-CHECK] Une vidéo d'Emmanuel Macron "prêt à la guerre" contre Trump ou Poutine ? C'est un montage

[FACT-CHECK] Une vidéo d'Emmanuel Macron "prêt à la guerre" contre Trump ou Poutine ? C'est un montage

PolitiqueGouvernement / Autorités administratives
DE FACTO

DE FACTO

Les menaces américaines visant la prise de contrôle du Groenland, territoire autonome du Danemark, ont récemment refroidi les relations diplomatiques entre Washington et Paris. Dans ce contexte, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux d'Afrique francophone montre le président français Emmanuel Macron déclarer ne pas "avoir peur" du chef d’Etat américain Donald Trump, ni de son homologue russe Vladimir Poutine, car il serait "prêt" à la guerre grâce au soutien de pays africains.

[FACT-CHECK] Une vidéo d'Emmanuel Macron
Partager cet article sur les réseaux sociaux

Mais cette vidéo est en réalité un "deepfake", a dénoncé la diplomatie française. Elle reprend les images d’un véritable discours tenu par le président français, le 15 janvier 2026, dont le son d'origine a été modifié au montage. 

Depuis le début de l’année, le président américain Donald Trump affiche publiquement sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark.

Traditionnel allié des Américains au sein de l'Otan, le Danemark a ainsi annoncé Paris continue de considérer l’Afrique comme un levier stratégique dans ses aventures militaires", est-il par exemple écrit en commentaire d'une publication sur le réseau social X.

Discours aux Armées

Vœux aux forces armées. Istres. Jeudi 15 janvier 2026." 

chaîne Youtube officielle de la présidence française (lien archivés Il ne contient à aucun moment la phrase mise en avant sur X et Facebook, a constaté une journaliste AFP, après l'avoir écouté en intégralité. Ce que confirme aussi la 

1fe5885ee18959919cae7e20b0715fd8d45f3ea3-ipad.jpg


 

Autre indice visuel : les images et la voix ne sont pas synchronisées dans la vidéo diffusée en ligne. De plus, des erreurs d'accord ("je suis prêt à le faire" au lieu de "je suis prêt à la faire" en référence à la guerrerenforcent l'hypothèse d'une manipulation audio. 

Sur le fond, lors des vœux aux Armées, le chef de l’État a appelé la France et ses armées à consentir "des efforts à la mesure de notre rude époque" et annoncé, face aux revendications de Donald Trump, l'envoi de "moyens terrestres, aériens et maritimes" au Groenland. "Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort", a-t-il martelé.

"Deepfake"

Le ministère français des Affaires étrangères a par ailleurs publié le 20 janvier 

Pour aller plus loin, l’AFP a procédé à une analyse de la vidéo qui circule en ligne à l’aide du détecteur de deepfake (image, vidéo ou séquence audio qui a été modifiée ou fabriquée au moyen d'une technique de synthèse multimédia reposant sur l'intelligence artificielle) de l’outil 


846292fa367a0eb5b2607792c20b597306fe7f10-ipad.jpg



 

Ambitions territoriales

Depuis son retour au pouvoir, le président américain répète vouloir "acquérir" le Groenland afin de freiner, selon lui, les Si la Russie et la Chine démentent toute volonté de s’emparer du Groenland, les deux puissances considèrent néanmoins l’Arctique comme une région stratégique. L’exploitation accrue, depuis les années 2010, de la Route maritime du Nord par la Russie et la Chine, favorisée par le changement climatique, ainsi que le renforcement des capacités militaires russes dans l’Arctique, constituent des faits établis.


1a384146e03616c0361cd7e7c5c85ef792e61896-ipad.jpg


 

Au plus fort du tumulte, le Premier ministre du Groenland Jens-Frederik Nielsen a souligné qu'à choisir entre les Etats-Unis et le Danemark, son gouvernement choisirait le Danemark. La Première ministre danoise Mette Frederiksen s'est rendue d'ailleurs au Groenland le 23 janvier pour exprimer son soutien à ses habitants après une semaine mouvementée qui a vu Donald Trump renoncer à ses menaces de s'emparer du territoire autonome danois et accepter de négocier.

tout ce (qu'ils) voulaient" et "pour toujours". Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a estimé au contraire qu'il avait été simplement convenu d'un cadre pour reprendre des discussions (lien archivé ici). 

DE FACTO

DE FACTO

Contacts

Créer gratuitement votre compte pour accéder aux contacts des communicants MediaConnect

C'est parti !