UN OBJET TECHNIQUE N’EXISTE QUE DANS UN DISPOSITIF
Pour Foucault, un objet technique ne vient jamais seul : il s’inscrit dans un réseau de matérialités, de discours et de savoirs, comme le panoptique de Bentham.
Caméras, capteurs et objets connectés prolongent aujourd’hui cette expérience de se savoir surveillé.
TROIS MODES D’EXERCICE DU POUVOIR
Souveraineté, discipline et sécurité se cumulent plus qu’ils ne se succèdent.
Aujourd’hui, la logique de sécurité, fondée sur les statistiques et les seuils de tolérance, nourrit la plupart des politiques publiques et s’appuie sur des outils de collecte et de traitement des données.
UNE APPROCHE TACTIQUE DE LA TECHNOLOGIE
Loin du déterminisme technologique, Foucault invite à se demander ce que l’intégration d’un nouvel objet fait au dispositif, plutôt qu’à être « pour » ou « contre » l’intelligence artificielle.
Elle peut renforcer les asymétries de pouvoir, comme chez Amazon, ou servir de ressource de résistance.
LA RÉSISTANCE, PARTIE INTÉGRANTE DU POUVOIR
Pour Foucault, résister appartient à l’exercice même du pouvoir : saboter, feindre de se conformer, déjouer.
Face à des technologies opaques qui échappent à l’examen de leur responsabilité, il est urgent de réinvestir ces mécanismes.
LE POUVOIR À L’ÈRE DE LA SIMULATION
Depuis le 11 septembre, la rationalité de sécurité ne se contente plus du probable : elle cherche à gérer l’improbable par des scénarios et des simulations.
Ce raisonnement justifie des mesures d’exception durables, comme Vigipirate, et la surveillance de masse.