Le sport, une nouvelle façon d'agir pour l'emploi
Le constat est simple : certains publics éloignés de l'emploi ne répondent plus ou plus suffisamment aux dispositifs traditionnels.Pourtant, ils restent engagés dans leur quartier, dans leur association ou dans leur club sportif.
Avec plus de 15 millions de licenciés et 3 millions de jeunes pratiquant un sport en club, le sport constitue aujourd'hui un formidable réseau de proximité capable de recréer du lien, de restaurer la confiance et de révéler des compétences particulièrement recherchées par les employeurs : engagement, persévérance, esprit d'équipe ou capacité à rebondir.
Les clubs sportifs, nouveaux acteurs de l'inclusion et de l'emploi
Au cœur de cette dynamique se trouvent les Clubs Sportifs Engagés, programme porté par France Travail pour faire des clubs sportifs de véritables acteurs de l'insertion professionnelle et de la cohésion sociale.Parce qu'ils sont des lieux de confiance, de proximité et d'engagement, les clubs jouent un rôle essentiel dans les territoires. Ils permettent de repérer des talents, recréer du lien et toucher des publics qui restent parfois éloignés des institutions.
Aujourd'hui, ce réseau rassemble :
- Plus de 12 000 clubs amateurs ;
- Plus de 200 clubs professionnels ;
- 38 fédérations sportives ;
- Des ligues régionales et comités départementaux mobilisés partout en France.
Des résultats qui démontrent l'efficacité du sport pour l'emploi
Les résultats obtenus en 2025 démontrent son efficacité comme levier d'accès à l'emploi :- 60 000 personnes ont été accompagnées vers l'emploi grâce au sport ;
- 580 opérations « Du Stade vers l'Emploi » ont été organisées partout en France. 6 sur 10 des participants retrouvent un emploi dans les six mois ;
- 380 parcours de remobilisation associant sport, santé et accompagnement vers l'emploi ont été déployés. Plus de 4 sur 10 des participants accèdent à l'emploi à six mois.
- 150 actions d'aller-vers ont été menées dans les quartiers prioritaires, les territoires ruraux et auprès des publics les plus éloignés de l'emploi.
Quand l'emploi entre dans les stades
France Travail développe également des dispositifs innovants pour rapprocher recruteurs et candidats en réinventant les codes du recrutement traditionnel : pas de CV, pas de barrières, juste des talents à révéler.- Avec « La Minute de l'Emploi », les offres sont diffusées directement dans les enceintes sportives, en partenariat avec plusieurs clubs professionnels (USAM Nîmes, Pirath Strasbourg, MHB Montpellier handball…).
- Les résultats sont là : 100% des offres pourvues sur les 69 offres diffusées. Une façon simple et concrète d'amener l'emploi là où les publics sont déjà présents.
En 2026, le Tour de France sera aussi celui de l'emploi
France Travail mettra également la puissance du Tour de France au service de l'emploi.Tout au long du parcours, les agences France Travail organiseront des opérations de recrutement, de découverte des métiers et de mise en relation avec les entreprises locales.
Le principe du Tour de l’emploi : « 1 kilomètre parcouru = 1 offre d'emploi pourvue », près de 3 500 opportunités seront proposées le long du tracé.
Les initiatives les plus engagées seront valorisées à travers les « Maillots de l'Emploi ».
En 2026, le sport au service de 100 000 parcours vers l'emploi
Fort des résultats obtenus sur le terrain, France Travail souhaite désormais amplifier son action :- 100 000 bénéficiaires accompagnés ;
- 850 opérations « Du Stade vers l'Emploi » ;
- 500 parcours de remobilisation ;
- 300 actions d'aller-vers ;
- 50 actions de découverte des métiers ;
- 50 opérations dédiées aux métiers du sport.
Cette montée en puissance reposera sur une mobilisation encore plus forte des clubs sportifs, des fédérations, des collectivités et des entreprises.
Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail : « Le plus grand héritage du sport ne se mesure pas seulement en médailles ou en trophées. Il se mesure aussi dans sa capacité à remettre des personnes en mouvement, à créer de la confiance et à ouvrir des portes vers l'emploi. Là où certaines personnes ne poussent plus la porte des institutions, elles poussent encore celle d'un club sportif. C'est cette force que nous voulons mobiliser davantage pour faire du sport un accélérateur d'opportunités, pour l'emploi comme pour la cohésion sociale »