L'accord salarial du 27 janvier 2026 reposait sur une hypothèse d'inflation estimée à 1,3 %. La Banque de France prévoit aujourd'hui 2,3 % pour l'année. L'INSEE mesure 3,4 % sur un an en octobre. En face, l'augmentation générale accordée aux cheminots de la SNCF en 2026 est de 0,5 %.
L'UNSA-Ferroviaire a signé cet accord parce qu'il contient une clause de revoyure en cas d'évolution significative de l'inflation. Elle en demande l'application depuis le 12 mars. Dès le 12 mars, notre fédération a demandé sa mise en œuvre. Après la grève unitaire du 10 juin, le président du groupe s'est engagé, le 23 juin, à ce que cette clause soit respectée avant la fin de l'année. Le 3 novembre, il faut passer aux actes.
Le 3 novembre, le temps des engagements doit laisser place au temps des décisions.
- Un taux : une augmentation générale de 2,6 %, identique pour les statutaires et les contractuels, dans toutes les sociétés du groupe.
- Une date : un effet au 1er juillet 2026.
- Un échéancier : un versement sur la paie de décembre, avec le rappel depuis juillet.
- Un principe : une prime peut s'ajouter au salaire, elle ne peut pas le remplacer.
Au premier semestre 2026, le groupe SNCF a réalisé 21,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 1,18 milliards d'euros de résultat net. Il a versé ou doit verser près de 1,5 milliard d'euros de dividendes à l'État. Dans le même temps, la part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 68,1 % en 2024 à 65,1 % en 2025, selon les propres chiffres de la direction.
Pour l'UNSA-Ferroviaire, les cheminots doivent bénéficier, eux aussi, des résultats qu'ils contribuent chaque jour à produire.
"Le groupe SNCF sait répercuter l'inflation sur le prix de ses prestations ; il doit également prendre en compte ses effets sur le pouvoir d'achat de ses salariés."
Rassemblement :Le 3 novembre à 10h30
Devant le siège de la SNCF