La salle de presse Mondiaux 2026 : Les feux sont au vert pour les collectifs tricolores de concours complet et de voltige

Mondiaux 2026 : Les feux sont au vert pour les collectifs tricolores de concours complet et de voltige

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Fédération Française d'Equitation

Fédération Française d'Equitation

À moins d’une semaine du top départ de leurs épreuves aux championnats du monde FEI d’équitation, qui débutent le 11 août prochain à Aix-la-Chapelle (GER), les Bleus du concours complet et de la voltige peaufinent leur préparation à Saumur (49). La journée d’entraînement du 5 août a été ouverte aux journalistes qui ont pu échanger avec les athlètes, grooms, staffs fédéraux et propriétaires à quelques jours du grand départ. Une échéance qui revêt de forts enjeux pour ces deux disciplines médaillables.

Mondiaux 2026 : Les feux sont au vert pour les collectifs tricolores de concours complet et de voltige
©FFE/PSV
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L’intégralité des sélections pour les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle (du 11 au 23 août en dressage, concours complet, voltige, saut d’obstacles, para-dressage et attelage).


Saumur, haut lieu de la préparation de l’équipe de France

Le site de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) à Saumur accueille les Pôles France de concours complet et de voltige. Ceux-ci permettent aux athlètes de bénéficier d’installations de qualité et ainsi de se préparer de manière optimale pour les grandes échéances. Plusieurs stages fédéraux y sont organisés tout au long de l’année, notamment lors de la période hivernale, et la présence d’une clinique vétérinaire et d’un centre médico-sportif (CMS) apportent un réel confort pour les athlètes équins comme humains.

Pour la voltige, le Pôle France FFE est permanent depuis quinze ans, permettant aux voltigeurs de s’entraîner quotidiennement, d’accéder à toutes les ressources de l’IFCE et de bénéficier de la mise en place d’un double projet sportif et scolaire, ainsi que d’un suivi socioprofessionnel.

Un cofinancement de la Fédération Française d’Équitation et de l’Agence nationale du Sport a notamment permis de doter le site d’un “rundlauf movie”, cheval mécanique qui se déplace en cercle sur un rail, reproduisant les mouvements d’un vrai cheval. Les voltigeurs, qui ont effectué une démonstration le 5 août à l’occasion de la journée presse, peuvent ainsi multiplier les entraînements et répéter leurs programmes en conditions réelles sans solliciter leur monture. Les répétitions à cheval sont quant à elles organisées afin d’optimiser sa préparation physique et mentale dans le respect de son intégrité. 
 

Concours complet : une mise en condition millimétrée 

Le stage, auquel ont été convoqués les cinq couples sélectionnés ainsi que le premier réserviste, a débuté le lundi 27 juillet dernier et se terminera ce samedi 8 août. Tous les couples ont couru leur dernière compétition mi-juillet à l'occasion du Master Pro à Jardy (92) et d’une compétition en Angleterre et ont réalisé un premier galop d'entraînement avant l'entrée en stage, à la demande du staff fédéral.

Ce regroupement fédéral, en présence de Jean-Luc Force, sélectionneur national, et de Martin Denisot, conseiller technique national pour la discipline, a débuté avec un galop. Deux autres ont suivi à 5 jours d'écart, soit au total 4 galops préparatoires qui ont permis d’affuter la condition physique des chevaux. Étaient ensuite programmés, en alternance, des entraînements en dressage et saut d'obstacles pour peaufiner les derniers détails de présentation et d’enchaînements.
 

Nouveauté : un entraînement à La Baule (44)

Lors de la seconde semaine de stage, le staff fédéral a fait le choix de réaliser un entraînement de saut d’obstacles dans des conditions proches de celles qui seront rencontrées à Aix-la-Chapelle. En effet, les médailles seront décernées à l’issue du dernier test de saut d’obstacles sur l’immense piste en herbe du stade principal et devant 40 000 spectateurs. Bordé d’une tribune, le stade François André, hôte du CSIO de France et situé à seulement 2h30 de Saumur, était le terrain idéal pour une mise en condition optimale. Une séance de dressage y a également été programmée. Cette proposition du staff, soutenue par l’équipe de la Société des concours hippiques de La Baule, a été appréciée par les cavaliers au regard des spécificités de ces championnats du monde.  
 

Un staff fédéral au grand complet

Concernant la technique à cheval, les cavaliers ont bénéficié des conseils avisés de Philippe Limousin et Amélie Billard pour le dressage, Pascal Henry pour le saut d’obstacles et Cédric Lyard pour le cross. Xavier Le Sauce, juge international 4* qui a notamment officié aux Jeux olympiques de Paris 2024, était présent pour apporter un regard extérieur aux reprises des Tricolores.

Xavier Goupil, vétérinaire de l'équipe de France, a assuré un suivi permanent de tous les chevaux. La clinique de l’IFCE, mise à disposition sur le site, a permis d'effectuer des soins de récupération, un atout majeur dans la préparation des Bleus pour s’assurer que tous les chevaux sont en pleine forme. David Germain, maréchal-ferrant, était également pleinement mobilisé.

Eric Favory et François-Xavier Ferey, médecin et kinésithérapeuthe de l’équipe de France, ont veillé à la santé des cavaliers tricolores. Charles Le Navenec, préparateur physique et réathlétiseur, a proposé des réveils musculaires chaque matin ainsi que des exercices de récupération, tandis que Franck Larrey a réalisé un accompagnement sur le volet de la préparation mentale.
 

Créer un collectif soudé

L’un des enjeux de ce stage était également le renforcement de la cohésion entre les cavaliers, qui concourent majoritairement en individuel le reste de l’année, et avec l’ensemble des acteurs. Un état d’esprit qui peut faire la différence sur un grand championnat, où la victoire se joue dans les plus petits détails. Des repas d’équipe étaient au programme, tout comme des temps collectifs comme des séances de padel et de golf, ou encore une sortie en gabare sur la Loire. 
 

Membres à part entière de l’aventure sportive et humaine, les propriétaires des chevaux ont été conviés à partager une partie de la préparation. Une attention appréciée, comme le partage Edith Mézard, co-propriétaire de Diabolo Menthe, médaillé de bronze par équipes aux JO de Paris 2024 et actuel champion de France : “C'est toujours le même plaisir et la même passion que je ressens quand je viens voir Diabolo. J’apprécie pouvoir suivre ce qu’il se passe pendant le stage de préparation et d’avoir fait la rencontre des voltigeurs, que j’espère voir la semaine prochaine. Je remercie chaleureusement la Fédération et le staff fédéral de rendre ces moments possibles. J’ai la chance de pouvoir m’y rendre et j’encourage tous les propriétaires à en faire de même. La sélection pour ce genre d'épreuve est quand même rare et il faut en profiter au maximum, d’autant qu’au-delà d’être une équipe, le concours complet est une grande famille.”

Après dix jours d’une préparation millimétrée, tous les feux sont donc au vert pour l’équipe de France, bien déterminée à aller chercher son ticket pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Pour cela, il faudra faire partie des sept meilleures nations, sur les 16 engagées. Les Bleus, vice-champions olympiques à Paris en 2024 et en bronze l’an passé aux championnats d’Europe, affichent leur ambition de repartir d’Allemagne avec un nouveau podium collectif. Le choix de la composition de l’équipe de France - quatre cavaliers, le cinquième concourant en individuel - sera effectué à l’issue de l’inspection des chevaux, mercredi. 
 

Le collectif de voltige dans les starting-blocks

Les derniers préparatifs battent leur plein également du côté du collectif tricolore de voltige, qui peaufinent les détails de leurs programmes. Avec cinq médailles obtenues aux derniers Mondiaux FEI, à Herning en 2022, la voltige fait partie des disciplines à fort potentiel cette année encore. Le staff fédéral, comme les voltigeurs et longeurs, achèvent un cycle de travail de quatre ans avec cette échéance vers laquelle les yeux sont tournés depuis plusieurs années déjà. Préparation physique, récupération, travail technique sur le “rundlauf movie” et à cheval, rythment le quotidien des athlètes.

Manon Moutinho, sacrée championne du monde en individuel et par équipes il y a quatre ans, aborde cette fois l’événement en tant qu’entraîneure et sélectionneuse nationale. Au sein du staff, elle est accompagnée par Sébastien Langlois, entraîneur pour les chevaux, et Romain Bernard, chorégraphe de l’équipe de France depuis vingt-cinq ans. François Athimon, conseiller technique national, coordonne la discipline.
 

Six projets ambitieux

La France sera représentée par quatre voltigeurs en individuel, trois chez les Hommes et un chez les Femmes, un pas-de-deux ainsi que le Squad, qui voltige sur Furst Fridolin*HDC (propriété du haras des Coudrettes). Celui-ci a rejoint l’aventure en début d’année grâce à l’investissement d’Emmanuèle Perron-Pette. 


Ils ont dit - concours complet

Martin Denisot, conseiller technique national

Tout le monde va très bien. Nous remercions l’IFCE et la SPL Saumur Val de Loire Équestre pour la mise à disposition des installations au Pôle France et à l’hippodrome de Verrie. Nos retours effectués à la suite du stage de l’an passé ont été écoutés et, par exemple, les équipes de l’IFCE nous ont installé des paddocks, ce dont nous sommes reconnaissants. Pour les cavaliers, il est indispensable que leurs chevaux puissent aller à minima au paddock quotidiennement. Notre rôle en tant que staff est aussi de créer une cohésion d’équipe. Pour cela, plusieurs activités ont été proposées et ce sont des moments importants où l’on apprend à mieux se connaître et à fonctionner ensemble, tout en nous sortant un petit peu de notre focus quotidien sur les chevaux. Souder l’équipe est essentiel avant une telle échéance, où il y aura des moments de stress et de la pression. Plus on est solides les uns envers les autres et plus nous arriverons à gérer tout cela ainsi que les imprévus. Ce stage sert vraiment à mettre tout le monde dans les bonnes conditions pour performer.


Jean-Luc Force, sélectionneur national

L’intégralité de l’équipe fédérale d’encadrement sportif est pleinement engagée aux côtés des cavaliers et des propriétaires de leurs chevaux. Au moment de la sélection, on passe un contrat moral avec chacun des athlètes afin de nous assurer qu'ils sont capables d'hypothéquer une réussite individuelle pour un résultat d'équipe. Un championnat comme celui-là, avec un enjeu de qualification olympique, est vraiment un événement spécial. Tous les cavaliers sélectionnés en ont bien conscience, et l'ont même déjà vécu pour la plupart. Pour les championnats, on doit former une équipe avec des athlètes qui courent habituellement en individuel. C'est aussi le rôle de ce stage de former un collectif soudé, concentré vers un objectif commun. Tout le monde se connaît déjà bien, ces 15 jours sont utiles pour finaliser les derniers détails et solidifier le groupe. Nous devons nous donner les moyens de nos ambitions. Pour moi, c’est réussi avec un stage où nous avons essayé de mettre stratégiquement en place des situations qui soient riches. Les trois galops sont des moments importants, pour l’instant tout se déroule très bien avec une piste de galop bien préparée. Nous avons mis l’accent sur le saut d’obstacles cette année car le dernier test à Aix-la-Chapelle sera exigeant, sur un terrain en herbe et dans un environnement assez impressionnant. Nous avons fait un passage à La Baule, où nous avons été très bien accueillis. Le stade équestre, avec sa tribune, son très bon sol et du matériel de qualité, correspondait parfaitement à nos attentes. Nous sommes tous d'accord pour dire que cela fait partie des moments forts de la préparation. Il y a une bonne ambiance et ce regroupement correspond à ce que je recherchais ; c'est à la fois riche techniquement et dans le suivi longitudinal des chevaux. Ce stage est aussi l'occasion d'apporter un cadre autour des grooms qui veillent sur les chevaux au quotidien. Ils sont partie prenante dans ce stage et lors des championnats. Ce sont eux qui passent le plus de temps avec les chevaux, ils doivent être parfaitement intégrés au collectif et se montrer très solidaires.


Alexis Goury, cavalier de Je’Vall (propriété de Michel Mitius, Fanny Goury et de son cavalier)

Je suis très content du stage, Je’Vall réalise une bonne préparation et encaisse très bien les différents galops et séances. Je suis content de ce qu’il a donné. Se rendre à La Baule deux jours était une bonne chose, finalement il aurait même été intéressant de rester un jour de plus. C’était une bonne idée car certes il y a des terrains en herbe à Saumur, mais ce n’est pas un stade. Même sans public, cela a été bénéfique pour nos chevaux, le mien regardait vraiment la tribune le premier jour. Nous formons un bon groupe sur ce stage, on a fait du padel, du golf, c’étaient des moments très sympathiques. Nous sommes tous dans la même dynamique. Lors de la première semaine de préparation, on prend le temps de bien se mettre tous ensemble et la deuxième semaine, on sens que chaque jour est un jour de moins avant l'événement, on va arriver au moment où on a tous hâte d'y aller. Il n’y a plus qu’à. Nous avons tous la même ambition, d’abord obtenir la qualification pour les Jeux, et après, c'est sûr que monter sur la boîte ce serait génial, peu importe la couleur du métal. En étant réalistes, nous savons qu’il y a deux nations très fortes qui seront sûrement devant nous, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Mais cela reste un championnat où de nombreuses choses peuvent se passer, à nous de rester concentrés sur notre job et à la fin, cela se joue sur des détails. Nous avons une équipe avec du potentiel mais vu le nombre de concurrents et d’équipes, il y a du travail.


Gaspard Maksud, cavalier de Zaragoza (propriété de Martin Thurlow et Jane Young)

C’est mon premier stage de préparation à Saumur, le dernier que j’avais vécu était à Saint-Martin-de-Bréhal (50). C’est un petit peu différent, il n’y a pas la mer. Nous bénéficions d’installations de qualité, de paddock pour les chevaux avec un petit peu d'herbe, avec la sécheresse actuelle ce n’est pas si mal. Le staff s’adapte bien aux besoins de nos chevaux pour les séances, ils sont vraiment attentifs et à notre écoute. À La Baule, nous avons bénéficié d’un beau tour bien construit par David Gomez ainsi que de beaux obstacles. Cela valait vraiment le coup d’amener les chevaux là-bas. Lors des derniers championnats du monde, j’ai terminé sixième en individuel. C’étaient mes premiers, je suis arrivé d’un coup dans le grand bain et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’étais plus jeune et insouciant. Aujourd’hui, c’est un peu différent, j’ai gagné en expérience et avec Zaragoza, nous avons mûri ensemble. J’aborde cette échéance avec un point de vue un peu différent mais toujours avec l’envie d’être compétitif. À Pratoni, le résultat par équipe n’était pas excellent donc cette fois, cela serait bien d'obtenir une bonne place collective, pour se qualifier pour les JO et si possible obtenir une médaille. Zaragoza est en forme. Désormais nous savons parfaitement la gestion à mettre en place au quotidien pour qu’elle arrive sur les gros concours en étant à 100% de son état de forme. Nous sommes prêts à en découdre, il n’y a plus qu'à attendre la semaine prochaine.


Benjamin Massié, cavalier de Figaro Fonroy (propriété d’Aurélie Loisin) 

Nous avons bien pu préparer les chevaux lors de ce stage. Nous avons eu le plaisir d’aller à La Baule pour évoluer sur une grande piste en herbe, c'était chouette. Mes deux chevaux vont bien et normalement Figaro Fonroy devrait m’accompagner aux championnats du monde. Il est à mes côtés depuis un moment maintenant, nous nous connaissons bien et avons pris part à quelques belles épreuves ensemble ; j’ai confiance en lui. Participer à un événement comme ces Mondiaux est très motivant. On se prépare tout au long de notre carrière pour vivre cela. Je vais me concentrer sur le fait de bien faire, il n’y a pas de pression particulière. Je l’aborde comme un concours normal : la reprise de dressage sera la même que celle qu’on a déjà déroulée, le cross et le saut d’obstacles sont d’un niveau 4*. C’est plus pour mon cheval que l'environnement sera un petit peu plus spécial, à moi de gérer mes émotions et les siennes. Enfin, pour avoir été une fois dans la position de remplaçant, j’ai une pensée pour Karim, dont nous avons fêté l’anniversaire le 4 août.


Astier Nicolas, cavalier d’Alertamalib’Or (propriété d’Aliette Forien, Pascal Ravery, Paul Nicolas et de son cavalier)

La préparation s’est assez bien passée, relativement intense comme souvent, avec le déplacement à La Baule notamment, mais qui apporte un réel intérêt. Mitch va bien en ce moment et la présence d’une ostéopathe dans l'équipe de grooms lui a été bénéfique. Sur la fin, je l’ai volontairement monté avec plus de décontraction, avec l’objectif d’entretenir le bien-être de son corps et de conserver de l’énergie pour le jour-J. Nous nous connaissons très bien tous les deux, c'est une stratégie que nous mettons en place et qui, j’espère portera ses fruits. J’ai hâte d’y être, la préparation est importante mais la compétition est plus intéressante, on sent que tout le monde s’impatiente dans cette dernière ligne droite.


Nicolas Touzaint, cavalier de Diabolo Menthe (propriété de Mézard Sports et Françoise Niclaus)

La préparation se passe bien, on arrive gentiment au bout ! J’avais comme objectif les championnats de France à Jardy, qui se sont bien passés donc de nombreuses choses étaient déjà bien en place. Ici, on affine le tout et on fait monter encore un peu les chevaux en condition. Tout se déroule comme prévu. J’ai trouvé très bien et adapté le passage à La Baule. Les chevaux ont pu sortir de leur environnement habituel, ce qui est aussi bon pour leur moral. Participer à des championnats du monde à Aix-la-Chapelle est une très grande motivation pour moi, c’est un site mythique. J'ai très envie et hâte d'y être. Edith Mézard nous a rendu visite sur le stage. C’est évident que sans elle ni Françoise, je n’en serais pas là. Leur soutien me permet de compter sur un cheval en forme et compétitif. Elles le conservent pour me permettre de participer à des échéances comme celle-là. Ce sont des moments que l'on partage ensemble et donner le meilleur de moi-même pour les remercier est une de mes motivations. Nous partageons des objectifs communs, c’est un vrai travail d’équipe.


Karim Laghouag, réserviste avec Dream de Viève (propriété de Frédérique Perrody, Philippe Lemoine, Guy Bessat et de l’écurie Karim Laghouag)

Être sixième n’est pas une place compliquée pour moi, je trouve qu’il est plus dur d’être dans la liste et de devoir en sortir. À partir du moment où vous êtes le sixième, vous savez déjà que vous pouvez ne pas prendre part au championnat. Pour Dream, j’ai défini des objectifs sur la fin d’année et je me tiens prêt à concourir en Allemagne si besoin, mais je ne souhaite évidemment à personne de devoir quitter l’équipe de France. Je suis content de faire partie de ce collectif et de réaliser pour la première fois une préparation avec le nouveau staff. Il apporte de nouvelles idées tout en conservant le niveau d’exigence mis en place avant les Jeux de Paris, avec la présence d’un préparateur mental notamment. C’est appréciable. C’est également pour eux l’occasion de voir Dream en dehors des terrains de concours, de pouvoir échanger sur l’avenir avec lui. Je vise plus loin que ces Mondiaux : les Jeux de Los Angeles 2028. On sait que c’est un cheval impétueux, mais il est aussi très attachant et c'est un surdoué ! Il faut réussir à le faire mûrir, il y a des hauts et des bas. En  ce moment, il est en excellente forme. En discutant avec le staff comme les grooms, je repars avec beaucoup d'informations pour améliorer son travail.


Ils ont dit - voltige

François Athimon, conseiller technique national

La préparation se déroule dans une excellente ambiance. Nous avons de la chance d'être accompagnés par la Fédération Française d'Équitation, l’IFCE sur le site de Saumur, par l’Agence nationale du Sport, les propriétaires, ainsi que les différents dispositifs mis en place autour du collectif. Nous présenterons une belle délégation française avec pour la première fois six projets : un projet individuel Femme, trois chez les Hommes, une équipe (squad) et un pas-de-deux. Cela représente beaucoup d'athlètes humains et équins autour desquels un staff élargi évolue, avec chacun ses spécificités et ses ressources. C'est une vraie opportunité  pour moi de pouvoir coordonner cette belle discipline. Le collectif vit bien ensemble, ils sont tous amis et solidaires dans leur quotidien. Avec Manon, Romain et l'ensemble du staff, nous veillons à agir sur différents degrés de motivation, d'être au plus proche des athlètes pour pouvoir répondre à leurs besoins. L’attention est aussi portée sur les chevaux et l’avantage d’avoir un staff élargi, avec Sébastien Langlois et Isabelle Burgaud, notre vétérinaire, est de pouvoir coordonner le travail des chevaux, celui des longeurs, et de tout le collectif, où chacun est prêt à donner le meilleur. Il est important pour nous que tout le monde prenne du plaisir, ce sont les juges qui feront le résultat final.


Manon Moutinho, entraîneure et sélectionneuse nationale 

Sur les stages finaux, on essaye de préserver au mieux le physique et le mental des voltigeurs comme des chevaux. Le suivi des chevaux, effectué tout au long de l’année, est encore renforcé. Cette année, nous n’avons pas eu de grosses blessures à gérer chez les voltigeurs pendant cette dernière ligne droite, c’est une bonne chose. Louis, qui s’est blessé en cours de saison, sera présent avec nous à Aix-la-Chapelle car il reste membre de l’équipe, c’est important pour moi. Nous peaufinons les derniers réglages, notamment avec Furst Fridolin*HDC, qui nous a rejoint en avril. Le pas-de-deux a réalisé une saison magnifique, un sans-faute. Cela est prometteur et nous avons fait tout ce qu’il fallait pour que cela se poursuive pendant les championnats. En individuel, ce n’est pas simple pour Quentin qui a dû changer de cheval mais c’est un gagnant, il ne lâche pas. Nous espérons que le trio ira jusqu'au bout car Estado*IFCE n’a pas concouru à haut niveau pendant trois ans et demi, ce qui est long. C'était cependant la meilleure décision que nous pouvions prendre et j'en profite pour remercier une nouvelle fois l’IFCE d'offrir à Quentin cette opportunité là. De leurs côtés, Océane, Dorian et Ruben poursuivent leur préparation avec des chevaux qui sont prêts et en forme, et tous ont des relations solides avec leur longeur ou longeuse. Le Squad est expérimenté, Jeanne, Lambert, Quentin et Dorian étaient déjà présents à Herning. Ruben a participé aux championnats à Bern il y a deux ans, seul Tom vivra sa première échéance Seniors. Tous ont envie d’y aller et fonctionnent bien ensemble. Nous avons un collectif qui est soudé et sain, cela me tient à cœur et j’en suis fière. Enfin, je remercie l’intégralité du staff pour leur investissement.


Quentin Jabet, sélectionné en individuel avec Estado*IFCE (propriété de l’Institut français du cheval et de l’équitation - longé par l’écuyer Loïc Devedu) et membre du Squad

Nous sommes dans la dernière ligne droite. J’ai changé de cheval en cours de saison en raison de la blessure d’Othello. La préparation avec Estado*IFCE est donc courte et intense mais elle se déroule bien. Les Galas du Cadre noir et notre participation à la cérémonie d’ouverture des championnats d’Europe Jeunes, la semaine passée au Mans, nous permettent de présenter nos programmes en situation. Je suis plutôt confiant car j’ai remporté la finale Coupe du monde sur Furst Fridolin*HDC, avec lequel j’ai voltigé au pied-levé en individuel. Même si ce sont des situations qui ne sont pas idéales, cela montre ma bonne capacité d’adaptation. Je pense qu’un bon voltigeur est capable de performer sur tous les chevaux. Nous mettons toutes les chances de notre côté pour que les championnats du monde se déroulent au mieux. Nous y sommes allés progressivement avec Estado*IFCE, faisant évoluer progressivement l’intensité des entraînements et la pression de l’environnement. Il progresse de séance en séance. Nous sommes sur la fin du stage, tout le monde a envie d'y aller. Les championnats du monde FEI sont la compétition à gagner en individuel. C'est l'aboutissement de quatre ans de travail et pour moi, de toute une carrière.


Tom Menand, membre du Squad 

Toute l’équipe a envie d’y être et de réaliser les meilleures prestations possibles. Nous peaufinons les derniers détails sans chercher à révolutionner les programmes. Il y a une grosse partie de préparation physique, d’enchaînements sur le rundlauf movie ou au sol. Nous continuons aussi à préparer les deux programmes - imposé et libre - à cheval. Les Galas nous permettent de nous mettre en condition. Nous essayons d’aborder les championnats du monde le plus sereinement possible, sans se mettre de pression sur le résultat ; je pense que toute l'équipe est capable de le faire et est dans la même dynamique. Nous nous connaissons bien, nous sommes actuellement tous au Pôle France depuis plusieurs semaines et certains d’entre-nous en sommes pensionnaires depuis plusieurs années. C'est une aventure humaine en plus d'être sportive. Par ailleurs, l’aspect artistique fait partie de l’ADN de la voltige française et nous essayons de dégager un maximum d'émotions lors de nos programmes. Enfin, c’est un honneur pour nous de pouvoir voltiger avec un cheval comme Furst Fridolin*HDC, que nous met à disposition Emmanuèle Perron-Pette. Lui aussi va très bien et est prêt pour ces championnats du monde.


Océane Gehan, sélectionnée en individuel avec Barrington (propriété du club hippique de Meaux - longé par Lisa Dupon)

J'ai hâte que la compétition commence et je suis plutôt confiante. C’est un événement que j’attends depuis un moment qui vient clôturer ma première année de reprise après une grosse blessure aux ligaments croisés. En début d'année, je ne savais pas si j’allais pouvoir aller jusqu'au bout. Se dire que là c'est bon, une grande partie de la saison de compétition est passée, fait du bien moralement. J’ai beaucoup adapté mes entraînements, avec une reprise très progressive et une véritable montée en puissance où j’ai ajouté des difficultés au fur et à mesure dans mes programmes. En parallèle, j’ai plusieurs séances par semaine avec un kinésithérapeute et je peux bénéficier au Pôle France de solutions de récupération comme un bain froid. J’ai une relation très forte avec mon cheval et Lisa, ma longeuse. Cela fait cinq ans que nous faisons des championnats ensemble. Je suis arrivée en France en 2019 et j’ai rapidement intégré le collectif Juniors. C’est avec lui que j’ai commencé et ces championnats du monde Seniors bouclent la boucle de notre histoire commune.


Noëly Thibaudat et Théo Gardies, Pas-de-deux sur Sir Sensation (propriété Mathieu Gardies et de ses voltigeurs - longé par Sirine Abousaïd)

Notre préparation a été assez sereine. Nous avons réalisé une très bonne saison qui nous permet d'aborder les championnats avec confiance et l'ambition de terminer sur le podium voire même de s’imposer. Que ce soit lors des entraînements ou des compétitions, nous nous sommes fait plaisir donc nous espérons faire la même chose à Aix-la-Chapelle. Représenter la France en pas-de-deux peut nous permettre, potentiellement, de marquer notre sport avec un résultat qui pourrait être historique. Une victoire ou une médaille pourrait impulser une nouvelle dynamique pour la discipline et inspirer la nouvelle génération. Le fait d’avoir peu de pas-de-deux à haut niveau est le reflet de la base, où la catégorie est peu développée contrairement à d’autres pays. Elle reste néanmoins très intéressante, complémentaire à la voltige en individuel et par équipes, et nous l’avons découverte sur le tard. Pour Sir Sensation, l’adaptation a été très facile. C'est un cheval porteur, avec de l’équilibre. Avec une personne supplémentaire, il y a des points d’appui ou d’équilibre, avec les portés, auxquels il n’était pas habitué mais il s’est très vite mis dans le bain et nous n’avons pas rencontré de difficultés particulières. Nous remercions toutes les personnes qui nous entourent, que ce soit au niveau de la Fédération ou notre entourage, pour leur soutien car c’est un projet qui nécessite énormément de travail, de temps et de patience pour tous ceux qui sont impliqués. Nous savons que nous serons aussi fortement soutenus en Allemagne, avec de nombreux Français qui feront le déplacement, et nous les remercions également par avance.


Sirine Abousaïd, longeuse de l’équipe de France et du Pas-de-deu

J'ai hâte de vivre mes premiers championnats du monde et de ressentir l’ambiance ! Il y a un petit peu de fatigue qui s'accumule mais je pars guerrière et compétitrice. Nous avons réalisé une superbe saison, que ce soit avec les voltigeurs en individuel, en pas-de-deux ou l’équipe, même si nous avons dû nous adapter à plusieurs changements pour cette dernière. La participation aux Mondiaux est une continuité, nous avons hâte de vivre ce moment qui sera l’accomplissement de tout notre travail. Je fais travailler les chevaux à la longe mais aussi montés. A quelques jours des championnats, on est sur de l’entretien et on veille à conserver un bien-être aussi bien physique que mental. J’essaie notamment de passer autant de temps que possible avec eux à pied.
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