La salle de presse Prévention de certains cancers HPV chez les jeunes adultes

Prévention de certains cancers HPV chez les jeunes adultes

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Puteaux, le 20 janvier 2026 - 8 personnes sur 10, hommes comme femmes seront infectés au moins une fois au cours de leur vie par un papillomavirus[1]. Ces infections sont responsables chaque année de 7 130 nouveaux cas de cancers1, pourtant évitables pour certains, grâce à la prévention. Celle-ci repose sur deux approches complémentaires : la vaccination et le dépistage. Ce dernier concerne le cancer du col de l’utérus et est recommandé à partir de 25 ans1. La vaccination, étendue par la Haute Autorité de Santé en mai 2025 à l’ensemble des jeunes hommes et jeunes femmes jusqu’à l’âge de 26 ans révolus[2], est quant à elle désormais prise en charge depuis le 12 décembre 2025[3].

Prévention de certains cancers HPV chez les jeunes adultes
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Le HPV : un virus très courant, aux conséquences parfois lourdes

Les papillomavirus humains (ou HPV) sont des virus très fréquents : près de 80 % des femmes et des hommes sexuellement actifs seront infectés à un moment de leur vie par un ou plusieurs HPV[1]. Il s’agit de la principale infection sexuellement transmissible (IST). Il existe 200 types de papillomavirus humains, dont une douzaine sont susceptibles de provoquer des cancers[1].
 
  • Plus de 7000 cas de cancers par an

Dans la plupart des cas, les papillomavirus humains sont éliminés par le système immunitaire[1]. Néanmoins, dans environ 10 % des cas, l’infection persiste et peut évoluer vers des lésions précancéreuses, même si une clairance immunitaire reste possible4.

Ainsi, chaque année, ce sont 7 130 cas de cancers qui sont liés aux HPV1. Parmi eux, 40 % de cancers du col de l’utérus, mais aussi des cancers de l’anus, du pénis, du vagin, de la vulve et des voies-aérodigestives 1,[2],[3]. « Il est important de rappeler qu’un tiers des cancers ayant pour origine les infections HPV touchent des hommes », explique le Pr Docteur Christophe Hommel, médecin emporiatre, responsable du centre de vaccinations internationales du CHU de Strasbourg.
 
  • Des jeunes mal informés et peu conscients du risque

L’infection à HPV est une infection silencieuse, sans symptômes dans la majorité des cas. Elle ne provoque pas de douleurs et est détectée souvent par des tests biologiques[4].

Face à ce virus imprévisible, qui peut évoluer à bas bruit, l’information est capitale. Pourtant, les jeunes adultes connaissent mal les papillomavirus : une récente enquête menée par Ipsos[5] pour MSD montre que, si 80 % des 18 à 26 ans ont déjà entendu parler du HPV, ils ne sont que 30 % à se dire bien informés sur le sujet. De même, seul un individu interrogé sur trois se sent concerné par le risque d’être infecté par un papillomavirus alors qu’ils sont pourtant à l’âge du pic d’infection.

Parmi les raisons évoqués, 32 % citent le fait de se protéger pendant les rapports et 26 % le fait d’avoir un partenaire unique. Ces deux raisons révèlent une méconnaissance du mode de transmission du HPV : le préservatif ne protège que partiellement et un seul partenaire peut suffire à la contamination.

En effet, toutes les pratiques sexuelles sont à même d’être contaminantes, les HPV génitaux pouvant être présents sur la muqueuses non protégées (vulve, périnée, scrotum, région anale)[6].

« Comme le montre le témoignage de Maxime Deschaeck, de nombreux jeunes restent mal informés sur les risques liés au HPV, ignorant que ces infections peuvent provoquer des cancers graves chez les hommes comme chez les femmes. Cette méconnaissance freine la vaccination, pourtant essentielle pour prévenir ces maladies. Il est urgent d'intensifier l'éducation auprès des jeunes. » commente le Dr Christophe Hommel.
 

Un fardeau pourtant évitable avec les moyens de prévention à disposition

Il n’existe actuellement pas de traitement contre les infections à HPV. Toutefois, deux moyens complémentaires d’action permettent de prévenir un grand nombre de cancers liés au HPV : 

- Le premier est la vaccination HPV qui permet de prévenir certains cancers liés aux HPV. Toutefois, elle n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer ; c’est pourquoi, même chez les personnes vaccinées, le dépistage reste essentiel.

- Le dépistage du cancer du col de l’utérus réalisé à partir d’un prélèvement cervico-utérin (frottis) est un outil essentiel pour les femmes âgées de 25 ans à 65 ans. Entre 25 et 29 ans, le test de dépistage est réalisé par examen cytologique, avec deux premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle puis tous les 3 ans si les résultats sont normaux. Entre 30 et 65 ans, le test de détection des infections à HPV à haut risque (HPV-HR) est effectué tous les trois ans, après deux premiers tests réalisés à un an d’intervalle dont les résultats sont normaux. Un nouveau test est refait tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans. Malheureusement, à ce jour, seul le cancer du col de l’utérus bénéficie d’un dépistage organisé en population générale7.
 

La vaccination contre certains cancers HPV étendue chez tous les jeunes adultes jusqu’à l’âge de 26 ans révolus

En France, les recommandations vaccinales HPV ont été mises en place en 2007 : elles ont dans un premier temps ciblé les jeunes filles avant de s’élargir aux garçons en 2021.
 
  • Une couverture vaccinale insuffisante

Si la couverture vaccinale s’est améliorée, notamment grâce à une campagne de vaccination menée au collège, elle demeure cependant insuffisante : en 2024, 48 % des filles et 24,5 % des garçons de 16 ans ont réalisé un schéma complet (2 doses)[7], un résultat très en deçà de l’objectif national de 80 % d’ici 2030 chez les adolescents et de l'objectif de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 90 % chez les jeunes filles de 15 ans.

La très grande majorité des personnes sexuellement actives ne présente pas d’infection HPV active (PCR négative) et peut donc bénéficier pleinement de la vaccination[8].

Or, une grande partie d'entre eux (estimés à 3,6 millions de jeunes adultes âgés de 20 à 26 ans) n'ont pas pu bénéficier de la vaccination à l'adolescence2.
 
  • Rattrapage vaccinal

C’est pour ces raisons que la Haute Autorité de Santé (HAS) s’est positionnée le 13 mai 2025, en faveur d’un rattrapage vaccinal étendu à tous les jeunes jusqu’à 26 ans inclus2 n’ayant pas été vaccinés entre 11 et 14 ans, indépendamment de leur orientation sexuelle. Auparavant, la vaccination de rattrapage HPV n’était prise en charge que pour les femmes et les hommes jusqu’à 19 ans. Jusqu’à 26 ans, seuls les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes étaient concernés par ce rattrapage, créant une inégalité d’accès à la vaccination selon le genre et l’orientation sexuelle.

Le calendrier vaccinal français intègre cet élargissement à tous les jeunes jusqu’à 26 ans révolus depuis le 19 décembre 2025[9]. 

 
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FR-CMM-00887 – Janvier 2026 - Communiqué de presse de MSD : document strictement destiné à l’information de la presse. MSD vous remercie de bien vouloir tenir compte, dans l’utilisation que vous pourriez faire des informations contenues dans ce dossier, tant des dispositions du code de la santé publique réglementant la publicité pour le médicament que de celles de la Charte SPEPS/UDA/LEEM.
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[1] INCa - Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV : un rattrapage possible jusqu’à 26
ans.7 janvier 2026. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/prevenir-les-risques-de-cancers/
vaccination-contre-les-cancers-hpv - Consulté le 09/01/2026
[2] HAS - Vaccination contre les papillomavirus : élargissement de la cohorte de rattrapage vaccinal chez les hommes et les femmes jusqu’à 26 ans révolus - Recommandation vaccinale - Mis en ligne le 13 mai 2025
[3] Journal officiel du 12/12/2025
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[1]
 Santé Publique France – Infections à papillomavirus : la maladie. Juin 2019. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-prevention-vaccinale/infections-a-papillomavirus/la-maladie/#tabs – Consulté le 16/01/2026.
[2] Shield K.D. et al. Eur J Epidemiol. 2018 Mar;33(3):263-274
[3] Hartwig S. et al. Papillomavirus Res 2015;1:90-100.  
[4] Inca – Le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus – Mis à jour le 4 juin 2024 - https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/prevention-et-depistages/depistage-et-detection-precoce/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/le-programme-de-depistage-organise
[5] Enquête menée du 13 au 20 juin 2025 auprès de 1221 jeunes adultes non vaccinés contre le papillomavirus âgés entre 18 et 26 ans (615 jeunes hommes et 606 jeunes femmes)
[6] Haute Autorité de Santé - Questions-Réponses sur l’infection à papillomavirus humains (HPV), cause de cancer du col de l’utérus, et le dépistage – Consulté le 16/01/2026.
[7] Bulletin vaccination de SPF publié le 28 avril 2025
[8] Paavonen & al. Curr Med Res Opin 2008; 24(6).
[9] Calendrier des vaccinations – Mis à jour le 19 décembre 2026 - Le calendrier des vaccinations - Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

Chez MSD France, filiale française du laboratoire pharmaceutique Merck & Co., Inc., Rahway, New Jersey, un objectif nous rassemble : utiliser le pouvoir de la science pour sauver et améliorer des vies. Depuis plus de 130 ans, MSD développe des traitements et vaccins porteurs d’espoir pour toute la société. Nous aspirons ainsi à être le premier laboratoire biopharmaceutique au monde fondé sur la recherche, en particulier dans les domaines de l’oncologie, des vaccins et de l’infectiologie. Aujourd’hui, nous sommes à la pointe de la recherche pour mettre à disposition des professionnels de santé et des patients des solutions de santé innovantes et pour faire progresser la prévention et le traitement des maladies. Nous favorisons une culture de la diversité et de l’inclusion et agissons chaque jour de manière responsable pour offrir un avenir sûr, durable et sain pour tous. Pour plus d'informations, visitez le site www.msd-france.com et suivez-vous sur Twitter, LinkedIn et YouTube.

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