Avec 41 000 visiteurs sur deux jours (contre 38 000 en 2025), cette édition a confirmé le statut de la Sunday Ride Classic comme rendez-vous incontournable pour les passionnés de motos classiques et de compétition.
La Sunday Ride Classic offre quelque chose que peu d’événements permettent : une proximité physique totale avec des machines d’exception. Pas de barrières, pas de distance — on s’approche, on observe les détails, on entend les moteurs démarrer, on ressent les vibrations dans l’air. C’est dans ce cadre unique que l’héritage Honda a pris tout son sens, non pas derrière une vitrine, mais sur la piste, dans le box, au plus près du public.
Des machines historiques en piste, pas seulement exposées
Tout au long du week-end, Honda a multiplié les démonstrations en piste.- La NSR500, la CB750F Daytona Racer et la RC174 ont roulé ensemble à deux reprises, trois tours à chaque sortie. Trois générations d’histoire Honda réunies sur la même piste, des -Honda Six des années 1960 jusqu’aux machines du double titre 1985 de Freddie Spencer.
- La NSR500 et la NSR250 ont également pris la piste ensemble, célébrant directement le double titre mondial de Spencer — 500 cm³ et 250 cm³ dans la même saison 1985. La NSR250, apportée par un collectionneur et particulièrement appréciée de Freddie Spencer, a apporté une dimension supplémentaire à l’événement.
- La CB750F Daytona Racer a participé au SBK Show avec Freddie Spencer au guidon. Cette machine n’avait couru qu’une seule fois en compétition — à Daytona, où elle s’était imposée. Sa présence en piste au Castellet marquait un moment exceptionnel, plus de quatre décennies après cette victoire.
Freddie Spencer, une popularité intacte
Présent tout le week-end, Freddie Spencer a été l’une des grandes attractions de l’édition. Quatre séances de dédicaces ont permis de mesurer l’attachement du public français au double champion du monde 1985, dont la popularité reste entière après quarante ans.Freddie Spencer a partagé ces moments avec John McPhee, pilote du team F.C.C. TSR Honda France en Championnat du Monde d’Endurance EWC. Pour McPhee, cette immersion dans l’univers des machines historiques Honda — plus directe, plus sensorielle, plus mécanique que tout ce qu’il connaît en compétition moderne — fut une expérience à part. Il a notamment partagé la piste avec Spencer au guidon de la CB750F Daytona Racer : un moment de transmission entre deux générations de pilotes Honda.
La CB1000F, trait d’union entre héritage et modernité
Dans le pit box, la nouvelle CB1000F était placée aux côtés de la NSR500 et de la CB750F Daytona Racer, dont elle reprend clairement l’inspiration visuelle. Ce rapprochement rendait visible la filiation entre une machine de course historique et une moto moderne pensée pour prolonger l’esprit CB.Avec son style néo-rétro et son moteur dérivé de la Fireblade, la CB1000F illustre comment Honda fait dialoguer son patrimoine sportif avec ses motos actuelles. La référence à la Daytona Racer n’est pas seulement esthétique : elle rappelle que chez Honda, la compétition n’est jamais très loin des motos de série puisque la CB1000F hérite du moteur de la Fireblade.
Les ingénieurs de Motegi, gardiens d’un savoir-faire unique
Les ingénieurs HRC présents au Castellet avaient fait le voyage depuis le Honda Collection Hall de Motegi, au Japon. Impliqués dans la remise en état de fonctionnement de ces machines historiques, ils sont également toujours actifs au sein de HRC sur les projets de compétition actuels. Leur présence a rappelé que le patrimoine Honda ne repose pas seulement sur des motos conservées, mais aussi sur des savoir-faire humains transmis de génération en génération.A chaque démarrage de moteur dans le pit box, une foule se formait. Les ingénieurs, discrets mais essentiels, ont été parmi les personnalités les plus sollicitées du week-end.
Hidekuni Fujii — Project leader, Honda Collection Hall
« Le Honda Collection Hall a été construit en 1998 pour permettre aux fans de Honda de voir de près nos produits. Nous avons 150 produits exposés en permanence, et en stockage 300 motos de course et 700 motos de production. Notre mission, ce n’est pas seulement de les garder — c’est de les maintenir en vie. »
Yoichi Waguri — Spécialiste moteur HRC
« A l’époque, ces motos n’avaient pas de manuels. Nous nous sommes basés sur le savoir-faire transmis par l’ancienne génération d’ingénieurs — leurs notes, leur expérience — pour garder cette connaissance vivante pour la génération suivante. »
Koichi Ujino — Mécanicien HRC, ex-Repsol Honda MotoGP (2016–2019)
« Aujourd’hui, les moteurs MotoGP sont scellés. A l’époque du deux-temps, chaque mécanicien devait être capable d’ouvrir la culasse, de vérifier le piston, les clapets, et d’avoir un large savoir-faire sur l’ensemble de la moto. »
Koichi Ujino
« Dans l’ère du deux-temps, les mécaniciens n’avaient que deux informations sur le tableau de bord : le régime moteur et la température d’eau. Pour prévenir les problèmes, ils utilisaient leurs cinq sens — les vibrations des pots, l’odeur de l’huile, la quantité de fumée. Une sensibilité très différente de ce qu’on connaît aujourd’hui. »
Sur la piste comme dans le box, la RC174 et son son inimitable ont fasciné les visiteurs. Sa présence aux côtés de la NSR500 et de la CB750F Daytona Racer permettait de raconter une histoire longue de plusieurs décennies : celle d’une marque qui a toujours fait de la compétition le terrain de son innovation.
La RC174, le son unique des Honda Six
La présence de la RC174 a constitué l’un des autres grands moments du week-end. Cette réplique fidèle, construite par le collectionneur français Julien Charnolé, a permis de célébrer l’héritage des Honda Six — machines des années 1960 dont les moteurs six cylindres représentaient l’état de l’art absolu de l’ingénierie Grand Prix. 2026 marque les 60 ans des premiers grands titres de HRC en Championnat du Monde Grand Prix.Sur la piste comme dans le box, la RC174 et son son inimitable ont fasciné les visiteurs. Sa présence aux côtés de la NSR500 et de la CB750F Daytona Racer permettait de raconter une histoire longue de plusieurs décennies : celle d’une marque qui a toujours fait de la compétition le terrain de son innovation.
Freddie Spencer : « Remonter dessus, c’est comme rentrer à la maison »
Freddie Spencer — double champion du monde 1985
« Cette moto est très spéciale pour moi. Pas seulement parce que j’ai gagné le championnat avec elle. C’est aussi la moto qui a véritablement changé notre façon de voir la géométrie. Remonter dessus, c’est comme rentrer à la maison. »
« A l’époque, nous étions l’électronique. Tout était contrôlé par la poignée de gaz. Le deux-temps, c’était tellement fragile. C’est une connexion très spéciale que vous ne retrouvez nulle part ailleurs. »
Les ingénieurs HRC, eux, vont remettre les mains dans le présent : développement, compétition, formation. C’est ce qui rend leur rôle unique — ils sont à la fois les gardiens d’un patrimoine exceptionnel et les acteurs de la compétition Honda d’aujourd’hui.
Honda France remercie la Sunday Ride Classic, les équipes HRC, les ingénieurs du Honda Collection Hall, Freddie Spencer, John McPhee, Julien Charnolé, Guy Coulon ainsi que tous les passionnés venus partager ce moment autour de l’histoire Honda.
« Cette moto est très spéciale pour moi. Pas seulement parce que j’ai gagné le championnat avec elle. C’est aussi la moto qui a véritablement changé notre façon de voir la géométrie. Remonter dessus, c’est comme rentrer à la maison. »
« A l’époque, nous étions l’électronique. Tout était contrôlé par la poignée de gaz. Le deux-temps, c’était tellement fragile. C’est une connexion très spéciale que vous ne retrouvez nulle part ailleurs. »
Retour à Motegi
Après ce week-end exceptionnel au Castellet, la NSR500 et la CB750F Daytona Racer vont reprendre la route du Japon pour rejoindre le Honda Collection Hall de Motegi, où elles seront entretenues et maintenues en état de fonctionnement.Les ingénieurs HRC, eux, vont remettre les mains dans le présent : développement, compétition, formation. C’est ce qui rend leur rôle unique — ils sont à la fois les gardiens d’un patrimoine exceptionnel et les acteurs de la compétition Honda d’aujourd’hui.
Honda France remercie la Sunday Ride Classic, les équipes HRC, les ingénieurs du Honda Collection Hall, Freddie Spencer, John McPhee, Julien Charnolé, Guy Coulon ainsi que tous les passionnés venus partager ce moment autour de l’histoire Honda.